Présentation

Mystix Thrillers devient...

Pensées Critiques !

Mon nouveau blog, aidé par un ami, qui rassemble à présent mes autres passions !

N'hésitez pas à nous rendre visite !
Affichage des articles dont le libellé est Policier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Policier. Afficher tous les articles

vendredi 3 février 2012

Thérapie - Sebastian Fitzek


LU :
du 30 au 31 janvier 2012


PRÉCISIONS :
Éditions L’Archipel
278 pages
2008
VO: Die Therapie [2006]


DESCRIPTIF :

Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l’a accompagné chez l’un de ses confrères, elle disparaît.

Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette souffrant d’un mal étrange, qui s’évanouit sans laisser de traces… Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire.


AVIS EXPRESS :

Après une entrée en matière particulièrement efficace, l’auteur nous installe dans un huis-clos vraiment réussi. Viktor se retrouve piégé, et nous le sommes avec lui. L’auteur nous coince dans sa toile parfaite, nous emporte avec une écriture simple mais entraînante, maniant avec perfection le suspense. Bluffant.


VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS :

Construction classique : un prologue, 60 chapitres, un épilogue. On commence avec beaucoup de mystère, on finit avec des révélations scotchantes jusqu’à la dernière ligne. Et entre les deux ? Encore plus de talent.

L’auteur nous fait faire des allers-retours, entre deux huis-clos. Le premier sur une île, dans une maison de vacances où Viktor doit mettre ses idées au clair, le second sur un lit d’hôpital où, passif, il raconte son histoire. Que s’est-il passé entre ces deux moments pour que le décor change de manière si radicale, c’est ce que nous allons découvrir. Mais pas avant de passer par une multitude de suppositions, toutes plus erronées les unes que les autres.

‘Ouah c’est auteur est génial… Ah non, mais en fait, c’est du vu et revu… Ouah, mais où est-il allé chercher ça ?…’

Sebastian Fitzek maîtrise parfaitement son roman. Pas beaucoup d’action au rendez-vous, le suspense est ici dans quelque chose de beaucoup plus fin et psychologique. L’intrigue nous perd autant dans ses filets que l’écriture va droit au but. Avec brio. Qu’arrive-t-il à Viktor ? nous nous le demanderons jusqu’au bout. Est-ce qu’il hallucine ? Ou bien, est-ce le lecteur ?

Tout repose là, en fait. Ce serait tourner en rond que de chercher encore à faire quelques louanges à ce roman. Il se place d’entrée dans les plus grands thrillers psychologiques qu’il m’ait été donné de lire. Et je l’ai su avant même de savoir le fin mot de l’histoire. Ne reste plus qu’à remarquer tout de même que l’auteur s’est assez bien documenté, juste ce qu’il faut, pour nous servir cette intrigue aussi alambiquée qu’épatante.

Maintenant, lancez-vous. Et régalez-vous.

NOTE : 5/5

EXTRAIT :

‘‘ Il respira profondément et ferma les yeux. Comme toujours, il lui suffit de quelques instants pour se laisser emporter par le flot de ses pensées. Il était de nouveau à Parkum, dans sa vieille maison de vacances en bordure de mer. Là où, quatre ans après la tragédie, il comptait remettre de l’ordre dans sa vie. Là où il espérait trouver le recul nécessaire pour prendre un nouveau départ. Et où il devait au contraire perdre tout ce qu’il avait. ’’

vendredi 27 janvier 2012

"Skeleton Creek, T2: Engrenage" de Patrick Carman


LU :
du 20 au 21 janvier 2012


PRÉCISIONS :
Éditions : Bayard Jeunesse
211 pages
2011
VO: Ghost In The Machine – Ryan’s Journal [2009]


DESCRIPTIF :

Voilà ce qui arrive quand on est trop curieux.
Sarah et moi avons voulu percer les mystères de notre ville. A tout prix. Et nous nous sommes fait piéger. Car les secrets enfouis dans Skeleton Creek sont plus sombres qu’ils ne le paraissent au premier abord.
Pièce après pièce, je tente de reconstituer le puzzle du passé. Il y a la drague, le fantôme de Joe Bush, il y a une société secrète, l’alchimiste, mon père… Tout est lié. Tout est dangereux. Tout est écrit dans mon journal.
Sarah, elle, prend de plus en plus de risques. Caméra à l’épaule, elle s’introduit partout ; elle n’ignore pourtant pas que quelqu’un – vivant ou mort – nous observe. Chacun de ses films est plus terrifiant que le précédent.
Mais, nous le savons tous les deux, rien ne nous fera renoncer à découvrir ce que cachent les habitants de Skeleton Creek.
Lisez mon journal. Regardez les vidéos. Menez l’enquête.

AVIS EXPRESS :

Directement à la suite du premier tome, on est directement plongé dans l’action. Les réponses arrivent rapidement, ça intrigue, et à tout âge on se laisse prendre au jeu, sans compter que les vidéos sont un peu plus sinistres, l’écriture un peu plus mature, et le tout donc bien moins superficiel.
Une lecture très rapide, certes assez contraignante, mais qui permet de passer un bon moment.

VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS :

Rappelez-vous ! Le premier tome se terminait sur une vidéo relativement inquiétante. Bien évidemment, le support du journal intime ne permettant toujours pas d’instaurer un suspense très important dans certaines situations (le narrateur ne va pas s’amuser à écrire en pleine poursuite effrénée), on reste sur le système de la vidéo diffusée en direct sur internet. Et on reprend donc la même vidéo, prolongée, pour entamer ce tome.

Et le tout se poursuit, de manière bien moins creuse, plus consistante. Autant de la forme que dans le fond :
Les vidéos se font plus inquiétantes, de longues scènes dans l’obscurité, qui nous forcent contre notre gré à guetter les bruits, les éventuelles apparitions... Le journal ne présente plus de situation absurde comme le fait de devoir se dépêcher, mais de prendre le temps d’écrire, histoire de mettre un peu de suspense. Non, à part la rédaction à deux de la fin, qu’on pardonne rapidement, on est toujours dans quelque chose de crédible.

Et dans l’histoire aussi ! Plus d’une fois on se demande où l’auteur nous emmène, mais, bien qu’un peu exagéré, le tout est finalement très convenable. Là où le premier tome ne faisait que planter des mystères, aborder certains thèmes sans s’y enfoncer, cette suite satisfait toutes les attentes. On a même le droit cette fois à un peu d’histoire et de chimie, et à de jolies références littéraires. On en apprend sur quelques hommes célèbres (dont Newton), on a plus d’explications sur l’alchimie, et on a également droit à des clins d’œil, via les codes fournis par Sarah, toujours plaisants à remarquer.

Cependant, bien que ce livre se lise très rapidement, il faut admettre qu’il y a tout de même quelques longueurs, quelques passages ennuyeux, voire sans intérêt. Cela dit, on peut toujours mettre cela sur la crédibilité du journal, après tout Ryan n’est pas censé savoir à l’avance quels éléments de son quotidien sont importants. Et, comme pour le premier tome, ce livre se fait prendre à son propre concept, puisqu’il faut bien être certain de pouvoir aller voir les vidéos. Bien heureux sera le possesseur de Smart Phone, ou d’un ordi personnel. Mais pour un roman jeunesse, même si les jeunes ont un accès de plus en plus libre à internet, avouons que c’est dommage.

NOTE : 4/5

LE LIVRE ET LA SAGA :

- Skeleton Creek, Tome 1 : Psychose
-> Skeleton Creek, Tome 2 : Engrenage
- Skeleton Creek, Tome 3 : Le Crâne
- Skeleton Creek, Tome 4 : Le Corbeau

jeudi 15 décembre 2011

Les visages de Jesse Kellerman



LU :
du 13 au 23 juillet 2011


PRÉCISIONS :
Éditions Point Deux
772 pages
2011
VO : The Genius [2008]


DESCRIPTIF :

Je m'appelle Ethan Muller, je suis galeriste et je vis à New York.
Ma prochaine acquisition : l'œuvre d'un artiste anonyme.
Un génie. Et peut-être bien, aussi, un fou sanguinaire.

AVIS EXPRESS :

J’ai été très intéressé par toute cette histoire, malgré le rythme particulièrement lent de l’intrigue notamment pendant les interludes, et la notation très trompeuse de ‘Thriller’ que l’on peut trouver sur la couverture et la plupart des sites Internet ! L’enquête d’Ethan Muller est assez prenante, et les interludes sont assez intrigants. De plus, les personnages ne sont pas délaissés pour autant puisqu’on a le droit, pour notre grand plaisir, a un paquet de détails sur chacun. En fait, il y a un certain rythme qui nous entraine, et le style de l’écrivain n’y est pas étranger. Malheureusement, la fin est plus lourde qu’autre chose, riche en révélations, mais surtout en une narration pesante, qui prend totalement le pas sur les dialogues et péripéties et bouscule légèrement l’équilibre du roman. Malgré ça, la fin est assez sympathique, prouvant que Kellerman aura pensé au moindre détail, et termine une histoire un peu soporifique, mais qui aura su tromper et dérouter le lecteur aux bons moments.

VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS ?

Ce roman est écrit à la manière d'un témoignage, dont l'auteur serait donc le narrateur Ethan Muller. Rapidement se forme une alternance entre cette narration formée de 22 chapitres et 8 interludes sur la lignée Muller depuis 1847. Ces derniers constituant 1/3 du roman, on se demande rapidement le lien avec toute l'histoire.

Il est certain que ces interludes ne charmeront pas la majorité d’entre vous. Tantôt instructifs, tantôt si divergents du reste de l’histoire qu’on cherche en vain le rapport, ils composent régulièrement d’assez peu agréables parenthèses. Et, de manière encore plus regrettable, tous ne prennent pas vraiment leur sens avec la fin du roman. Rassurez-vous, c’est l’accro aux purs thrillers qui parle, je m’avancerai même à dire que ce sont ces petites escapades dans le passé qui rapprochent le plus cet ouvrage du roman que du thriller qu’on nous promet…

A côté de ça, il y a ce que je classerais grossièrement dans les points positifs. Le style de l’auteur, qui nous embarque assez rapidement dans l’aventure avec sa manière d’aborder le roman (voire extrait). Et les personnages. Ne crions tout de même pas au génie, Jesse Kellerman n’est sans doute pas assez impertinent pour désigner quelqu’un d’autre que le Victor Cracke qu’il dépeint dans son titre original, mais c’est suffisamment rare pour qu’on se permette de le signaler. Voilà donc quelque chose qui m’aura plu, le romancier accorde beaucoup d’attention à ses personnages, d’abord Ethan dont on ne nous cache rien de ses relations sexuelles, familiales, etc., puis ce fameux Victor Cracke qui devient de plus en plus intriguant au fil des pages. Lisez donc pour comprendre, hé, je ne vais pas tout vous raconter !

Un petit détail, pour ceux qui auront lu jusqu’ici, Victor Cracke est l’artiste dont il est question. Je ne révèle rien, son nom apparaît dès le début. Disons juste que ça me permet d’enchainer sur un autre point fort de ce roman : il est imprévisible. L’intrigue nous perd souvent dans quelques histoires parallèles aussi importantes que distrayantes de l’affaire principale, et ça ne fait que renforcer le doute. Qui est ce Victor Cracke ? Est-ce vraiment l’auteur de l’œuvre ? Et où va-t-il débusquer les modèles à ces étranges dessins ?

Un mot sur la fin en elle-même. Elle a beau être assez pénible pour une succession de révélations et surprises en chaine, elle prouve surtout que l’écrivain possède un sens certain de la narration, semant des détails qui prennent leur sens, montrant que les étrangetés sont bel et bien pensées d’avance, et que tout se relie avec une précision presque déconcertante. Bon courage pour dénicher des incohérences dans ce formidable travail.

Je finis sur quelque chose qui me tient à cœur, et que vous aurez peut-être compris en parcourant ces lignes… NE VOUS FIEZ PAS A LA COUVERTURE ! C’est parfois une bonne chose, en l’occurrence ici on tombe de haut. Si vous êtes un psychopathe, et que vous imaginez que le titre Les Visages cache une histoire assez sanglante, morbide, voire fantastique (qui sait ?), laissez tomber ! (Par contre, vous en trouverez des pas mauvaises en vous baladant sur ce blog). Si vous avez une envie de thriller, riche en tension ou en suspense insoutenable, ce livre n’est pas pour tout de suite ! Pour plus tard, peut-être, car je pense quand même que c’est un roman policier qui mérite d’être lu, qu’il mérite raisonnablement le bruit qu’il a fait. Il restera longtemps dans ma mémoire.

NOTE : 4/5

LE LIVRE ET MOI

J’avoue avoir surtout été charmé par la couverture, et le titre qui l’accompagne. Ce n’est pas pour autant que l’envie de sauter dessus m’est venue. Mais l’occasion s’est présentée par ce Partenariat entre Livraddict et les Éditions Point Deux, que je remercie, autant pour le partenariat en question que pour leur patience (je suis très très … très en retard, et je m’en excuse infiniment).

Cela aura aussi été mon premier livre de ces éditions, et je dois avouer que (hormis le prix un peu élevé) je suis charmé. J’appréhendais ces pages très fines, ce format si réduit, au final j’ai eu du plaisir à le tenir en main (bon ok, il faut s’habituer mais ensuite c’est chouette) j’ai eu la chance de le tester dans une période qui m’a fait beaucoup voyager (ça rentre dans la poche, c’est génial !!) et je trouve donc l’idée vraiment intéressante. L’expérience est quand même à retenter, car pour l’instant je préfère quand même le format standard…

LE LIVRE ET LE MONDE :

Ce roman a réussi le Grand Prix des lectrices de Elle 2010 et a été élu Meilleur thriller de l’année par le Guardian.

EXTRAIT :

« Et merde. Je m’étais promis de faire un effort pour ne pas parler comme un sale con prétentieux. Il faut que je fasse plus roman noir ; en tout cas j’aimerais bien. Mais je ne crois pas que ce soit mon truc. D’écrire par petites phrases hachées. D’employer des métaphores graveleuses pour décrire des blondes sensuelles. [...] Je n’y arrive pas, alors pourquoi me forcer ?
Nous n’avons chacun qu’une histoire à raconter et nous devons le faire comme ça nous vient naturellement. Je ne porte pas de flingue ; je ne suis pas coutumier des bagarres ou des courses-poursuites en voiture. Tout ce que je peux faire, c’est dire la vérité, et, en vérité, je suis peut-être bien un sale con prétentieux. Peu importe. Je n’en mourrai pas. »


Ce passage appartient aux sept premiers paragraphes du livre, qui ressemble assez à un prologue. C’est la première tromperie, car à vrai dire, nous sommes déjà dans l’action. Je trouve que c’est une manière formidable de plonger directement le lecteur dans le vif du sujet. De plus, il illustre assez bien une idée dont j’ai beaucoup parlé avant qui est l’écart certain entre ce roman et l’idée générale qu’on se fait d’un thriller. L’auteur le dit lui-même ! Pas de courses-poursuites, de truands et de flics pourris. Vous êtes prévenus.

samedi 28 mai 2011

Le sang du temps de Maxime Chattam


Lu :
du 09 au 11 mai 2011

Précisions :
Editions Pocket
468 pages
2005

Synopsis :

Paris, 2005. Détentrice d'un secret d'Etat, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en secret au Mont-Saint-Michel.

Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d'une enquête particulièrement sordide: des cadavres d'enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire. Rapidement, la rumeur se propage: une goule, créature démoniaque, serait à l'origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle.

A première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant...
La vérité se cache dans ces pages. Saurez-vous la retrouver ?

Mon avis :

Maxime Chattam ne m'avait jamais déçu jusqu'à présent, du moins pas vraiment. Alors j'ai abordé ce roman confiant, sans savoir qu'il était très discuté, et moins apprécié des fans.

Ça démarre bien, c'est plaisant à lire, on tombe en pleine situation avec déjà plein de questions. Après un épilogue très intrigant. Puis arrive un parallèle plutôt bien amené. On est balancé entre la France d'aujourd'hui et l'Egypte du début du siècle.

Deux problèmes : je n'aime pas vraiment les histoires qui se déroulent à cette période, mais ça c'est personnel, mais j'ai aussi trouvé que les changements de décors étaient souvent mal amenés ! Et puis, bien que ce soit un journal intime qui relie l'héroïne au détective, nous ne lisons qu'une narration rapportée. J'ai trouvé qu'on sortait du contexte.

Si on revient sur l'enquête en elle-même, je n'ai pas été intrigué du tout. Ça frôle le fantastique, comme on le sait maintenant chez Chattam, et ça se termine sur quelque chose d'inintéressant. C'est problématique, quand on pense que c'est censé être la partie la plus intéressante !

Dès qu'un chapitre se terminait, j’espérais que le suivant se déroulerait au Mont St-Michel ! C'est un décor intéressant, et les scènes sont bien intégrés dans le déroulement. Malheureusement, l’héroïne ne m'a pas plus intéressé que ça, et j'aurai bien voulu des énigmes en plus.

Pour finir, la fin. Frustrante ! Non, pas la fin à proprement parlé, j'y reviens tout à l'heure. Mais le fait que nous n'ayons au final aucune réponse à la situation de départ. Soit Chattam nous laisse croire qu'il y a un lien, pour nous tromper, ça a marché avec moi, soit il voulait juste se faciliter la tâche, et penser que nous allions oublier.

Cependant, l'auteur a su trouver une conclusion intéressante. Tout simplement parce que j'adore ce genre de final, et l'état dans lequel ça nous met. Je n'ose pas vous citer quelques désormais grands classiques du cinéma, qui sont mes films préférés, ça gâcherai du plaisir, dans les deux sens. Mais si Chattam avait dû écrire un roman rien que pour moi, ça aurait avec une fin pareille.

Alors voilà, je trouve que c'est du gâchis. Car le développement n'est pas à la hauteur de cette fin. Il aurait très bien pu écrire 50 pages et me sortir la même fin, ça aurait eu le même effet. Je ne dénigre pas son talent (c'est d'ailleurs bien écrit, soulignons-le), je suppose que c'est juste moi qui ne suis pas tombé correctement dans l'engrenage pour apprécier pleinement la conclusion. Si on peut appeler ça une conclusion.

En bref :

Un fin mémorable, mais un développement qui ne donne pas envie de pousser plus loin la réflexion. Dommage !

Ma note : 2/5

Voici une lecture dans le cadre du RDV mensuel de Pimprenelle. Retrouvez tous les billets ici !

mercredi 4 mai 2011

"Skeleton Creek, T1: Psychose" de Patrick Carman



LU :
du 01 au 02 mai 2011

PRÉCISIONS :
Éditions Bayard Jeunesse
189 pages
2009
VO: Skeleton Creek - Ryan's Journal

DESCRIPTIF :

Il se passe des choses étranges à Skeleton Creek. Des choses terrifiantes.
Avec Sarah, ma meilleure amie, j’ai tenté de percer un sinistre secret. J’ai failli en mourir. À présent, je suis coincé chez moi, une jambe dans le plâtre. Je ne peux plus faire confiance à personne. C’est à peine si j’ose croire à ce que j’ai vu et entendu.

Depuis que nos parents nous ont interdit de communiquer, Sarah et moi, je suis désespérément seul. Je m’efforce de mettre cette effrayante histoire par écrit pendant que Sarah, armée de sa caméra, poursuit notre enquête. À chacune de ses découvertes, elle m’envoie un mot de passe qui me permet de visionner la vidéo en cachette.

Ainsi, ensemble, nous continuons à traquer le mystère, prêts à tout pour exhumer la vérité. Mais, nous le savons, rien n’est plus dangereux que de vouloir déterrer les fantômes du passé. Surtout dans une ville comme Skeleton Creek.

AVIS EXPRESS :

Un livre qu'on a envie de commencer à peine arrivé entre nos mains, il nécessite tout de même un accès internet constant, afin de visionner les vidéos qui ponctuent le récit. En apparence inoffensives, elles confèrent à long terme une atmosphère particulière, et on se prend rapidement au jeu, oubliant les pirouettes pour n'en garder qu'une lecture plaisante.

VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS :

Derrière l'affiche que vous voyez au-dessus, et que vous verrez sans doute en magasin, il y a en fait le journal intime du héros. Et ce livre est super bien travaillé. C'est déjà une victoire de l'auteur, ça donne envie de le lire, avec sa couverture et son écriture manuscrite.

Alors on le commence. On s'aperçoit vite que, au-delà de la lecture, on a le droit à des vidéos qui ponctuent le récit. Pour donner un aspect plus vrai encore. Des vidéos tournées par Sarah. Alors oui, il faut lire prêt d'un ordi. Ou pouvoir se payer un smartphone..

Mais si le concept est déjà vu (quoique, publié en 2009, je me demande si il n'est pas plus vieux que Level 26) il est ici diablement bien utilisé. Tout cela donne un réalisme fou à l'histoire.

Le reste, c'est des histoires de fantômes comme on peut s'en raconter pour s'effrayer en étant enfant. Une lecture jeunesse quoi. Mais la fin va au-delà de mes espérances et c'est sans doute pourquoi j'ai vraiment apprécié ma lecture.

Le développement est simpliste, même s'il y a des choses vraiment intéressantes qui parsèment l'histoire. Des choses qui poussent même à continuer. Et puis on se prend au jeu, et ça devient vraiment plaisant. Encore faut-il rentrer dedans, je vous le souhaite.

Par contre, je trouve que l'actrice de Sarah en fait parfois un peu trop, et la doublure lui donne une sale voix digne d'un film d'horreur ou d'un teen movie. Mais ça ne m'a pas gêné de voir les personnages, puisqu'on n'a pas vraiment de description permettant de nous les imaginer.

L'écriture est simple, on va droit au but. L'ambiance d'un journal intime est quand même présente, même si on se demande un peu le but de certains écrits, qui ne collent pas vraiment avec la situation. Les vidéos sont plutôt pas mal, j'avoue que la dernière fait un petit peu flipper.

J'en profite pour vous proposer de faire pause quand l'image saute. On aperçoit de jolies choses parfois...

Tout ça se déroule en moins d'une semaine. Ça se lit en une journée, dans des conditions optimales (ordi et tout). Et c'est vraiment très plaisant. Au point de fermer les yeux sur certains faits étranges, certaines incohérences ou pirouettes. J'attends la suite.

NOTE : 4/5

LE LIVRE ET LA SAGA :

-> Skeleton Creek, Tome 1 : Psychose
- Skeleton Creek, Tome 2 : Engrenage
- Skeleton Creek, Tome 3 : Le Crâne
- Skeleton Creek, Tome 4 : Le Corbeau

vendredi 22 avril 2011

Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d'Anthony E. Zuiker



Lu : du 19 au 21 avril 2011

Précisions :
Editions Michel Lafon
2010
367 pages

Synopsis :

Les forces de l'ordre classent les meurtriers sur une échelle de 1 à 25, qui va de l'opportuniste naïf jusqu'au tueur sadique, organisé et calculateur.
Ce que presque personne ne sait, c'est qu'une nouvelle catégorie de meurtrier est apparue. Et qu'un seul homme est capable de les arrêter.

Ses cibles : les tueurs de niveau 26.
Ses méthodes : n'importe lesquelles.
Son nom : Steve Dark.

Mon avis :

J'ai mis ce synopsis pour éviter tout spoil inutile, même infime. Et parce que je trouve vraiment classe cette présentation, qui rejoint celle du premier tome.

Ce tome est plus penché sur Steve Dark, comme le laisse entendre le synopsis. On le suit 5 ans après l'affaire Sqweegel (il va me manquer celui-là), dans une nouvelle poursuite. En effet, les meurtres s'accélèrent sur le territoire américain, présentant tous un certain point commun, et l'ancien agent va se voir presque contraint de reprendre du service et cavaler après ce nouveau Level 26.

Il paraît au premier abord vraiment moins dangereux, et plus crédible. Car effectivement, il n'y a plus cette originalité dans les manières. Celles de Sqweegel, qui était quand même très très surprenantes. Ici, des meurtres "ordinaires", suivant un modus operandi précis, et nous forçant bien évidement à nous interroger sur l'identité du tueur.

Et j'en viens au premier point négatif. Beaucoup, beaucoup trop prévisible. Surtout qu'on a souvent une longueur d'avance sur le héros puisqu'on a un point de vue omniscient, des jolies images et l'accès à des vidéos, pour garder le principe du premier.

Ces vidéos ne complètent pas l'écriture de la même manière que le premier. On suit tout le long une scène du livre qui n'est écrite qu'en un chapitre. Rappelons qu'un chapitre prend au max 5 pages ! Mais j'ai trouvé cette reproduction bancale, pas tout à fait en accord avec le roman. Et puis elle sert surtout à se concentrer un peu plus sur Dark, son passé, son parcours jusqu'ici. Rien d'impératif donc. Vous n'êtes pas obligés de les regarder !

Les chapitres, je l'ai dit, sont toujours aussi courts, avec une petite indication sur le lieu (on voyage beaucoup !) et juste la description de la scène. Ce qui rappelle toujours la construction d'un film. On ne suit pas les personnages entre chaque moment clé, on va droit au but.

Des personnages, on en suit environ 5. Et pas forcément Dark plus souvent, ce qui est surprenant. Ils ne sont pas très recherchés, entre le connard de chef et le journaliste avide d'infos.. Mais complètent plutôt bien l'histoire, et là est le talent de l'auteur. Seul Dark est réellement approfondi, notamment grâce aux vidéos. Et puis, ça aide de le connaître déjà.

Et justement, ça m'a un peu gonflé de le voir réussir tout tout seul. A part la fin, qui laisse son (petit) moment de gloire à un autre personnage, on sent vraiment que "Dark il est trop fort, et les autres c'est de la merde". N'abusons rien. Il a juste eu de la chance ! Moi même, j'aurai très bien pu aller à Venice Beach et comprendre tout ça ^^ (et du premier coup, na!)

En bref, écriture fluide (qui m'a donné l'air dont j'avais besoin au milieu d'un gros roman), toujours agréable à lire, qui nous propose allégrement de jolies descriptions sanglantes, sans prise de tête, et comme je l'espérais, plus intéressant globalement que le premier.

Ma note : 5/5

La saga :
- Level 26, tome 1 d'Anthony Zuiker
- Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d'Anthony Zuiker

lundi 21 mars 2011

13 1/2 de Nevada Barr


Lu : du 12 au 18 mars

Précisions :
France Loisirs
2011
429 pages

Synopsis :

13 1/2 : un juge, douze jurés et même pas une moitié de chance...

Minnesota, 1968. Quand Dylan, onze ans, se réveille dans sa maison couvert de sang, il ne se souvient de rien. Pourtant, tout prouve qu'il vient de massacrer ses parents et sa petite sœur à la hache. Seul survivant : Richard, son frère aîné. Dylan est désormais le célèbre "petit Boucher".

La Nouvelle-Orléans, 2007. Dans une petite ville dévastée par l'Ouragan Katrina vivent sous le même toit deux frères, Marshall et Danny... en réalité Richard et Dylan. Nouveau départ, nouvelle identité, mais qui est qui ? Lorsque Marshall rencontre Polly, mère de deux filles, c'est le coup de foudre. Mais en entrant dans la vie des deux hommes, Polly vient de se jeter avec ses enfants dans la gueule du loup.

Mon avis :

Un synopsis alléchant, un gros coup de pub par France Loisirs, et une mention "avant-première", ça va vite pour donner envie d'un livre. Et c'est ainsi que mon choix du trimestre est fait, et le roman lu quelques jours plus tard.

C'est bien écrit. On plonge immédiatement dans les histoires des différents personnages, de Polly et Dylan principalement. Polly, de nos jours, qui tombe amoureuse d'un homme mystérieux mais tellement charmant. Dylan, en 1968, condamné et placé en maison de redressement pour triple homicide.

En fait, la pression est constante, on comprend vite ce qui lie les deux histoires, mais on se demande si Dylan s'est repenti, si c'est lui qui a laissé Polly sous le charme. Si cet homme qui semble le mari idéal n'a pas d'autres desseins derrière sa séduction. Plein de mystère !

Sauf qu'on finit par s'endormir devant ce combat à distance, les uns contre leurs démons, d'autres contre le mensonge. Tel est bien le but de la romancière pourtant. Mais quand arrivent les révélations, la surprise ne fait pas effet. D'abord, c'est mal amené selon moi, et puis je m'en doutais énormément. Depuis le premier chapitre en réalité.

Alors, oui, très déçu par cette lecture. Mais je ne tire pas un trait sur cette auteure que je découvrais, et qui m'a bien plu à certains moments, mais qui me semble être capable de choses plus passionnantes qu'une banale histoire sans les rebondissements que le résumé laisse entendre.

Ma note : 3/5

jeudi 17 mars 2011

Alex de Pierre Lemaitre


Lu : du 04 au 12 mars 2011

Précisions :
Éditions Albin Michel
2011
393 pages

Synopsis :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.

Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu.

Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Mon avis :

Je dois dire que le style de l'auteur ne m'a pas beaucoup plu au début de ma lecture. Trop de passages oralisés, avec une multitude de phrases averbales, ou bourrées de virgules. Ce roman se divise en trois parties, et ce n'est qu'à l'abord de la seconde que je me suis senti vraiment plongé dans l'histoire.

Attention, je ne dis pas que je m'ennuyais avant cela. La première partie est vraiment angoissante. On alterne les chapitres entre l'enquête de Camille Verhœven (le flic de Travail soigné, occupé à combattre ses démons) et le calvaire d'Alex. Rien de très inventif dans ce kidnapping, juste une longue torture que j'ai plutôt apprécié.

Et puis ça s'enchaine, on comprend bien le désir du romancier en découpant son roman en trois. Trois parties extrêmement différentes. Et toujours plus scotchantes. On éprouve successivement de la compassion, de l'horreur, de la tristesse, et toutes sortes de sentiments contradictoires envers cette même femme.

Mais au final, le synopsis le rappelle, personne ne connait vraiment Alex. Insaisissable. Comme la vérité de toute cette histoire. Imprévisible.

Ma note : 4/5

lundi 7 mars 2011

Mémoires mortes de Patricia Cornwell



Lu : du 17 fev au 04 mars 2011

Précisions :
Éditions Le Livre de Poche
1996
316 pages
VO : Body of Evidence

Synopsis :

Beryl Madison, romancière à succès, a fui l'homme qui la harcèle depuis des mois pour se terrer à Key West. Le manque d'argent la contraint à rentrer à Richmond, le temps qui lui est nécessaire pour vendre sa maison. Juste assez de temps pour ouvrir sa porte, juste assez de temps pour se faire violer et égorger. Kay Scarpetta est perturbée : des témoignages incohérents, des rencontres déplaisantes troublent ses recherches.

Au fond, elle le sait, ni son ancien amant, qui resurgit sous un bien piètre prétexte, ni cet homme de main qu'elle surprend fouillant dans les bureaux de la morgue, ne la mettront sur la bonne piste. En revanche, cette multitude de fibres étranges qu'elle découvre sur le corps ensanglanté de Beryl est cruciale. Des fibres si inhabituelles qu'elle aura du mal à percer leur mystère, mais Kay Scarpetta s'emploie à les faire parler.

Mon avis :

Deuxième tome des aventures de Kay Scarpetta !

On a toujours droit a des personnages a fond dans le cliché, mais au fond je sais à quoi m'attendre avec cette romancière. Et un autre point similaire, je trouve l'idée générale très bonne ! Le principe du meurtre, le mobile, etc.. Évidemment il faut arriver au bout pour comprendre ce que je veux dire. Et ce n'est pas gagné...

Car l'intrigue se développe très lentement. On a pas grand chose à se mettre sous la dent dans la première moitié, à part l'arrivée de Mark. C'est peut-être la seule chose qui donne un peu d'intérêt. Passée la moitié, ça accélère un peu, mais on a plein d'éléments qui au final n'apporte rien à l'histoire.

Pour finir, je revient sur l'écriture qui n'est pas mauvaise, mais parfois maladroite. Ou bien est-ce la faute à la traduction ? Possible.. car c'est bien la première fois que je croise un "malgré que" dans un roman. C'est assez dérangeant.

Dans l'ensemble donc, j'ai été surpris par la fin, mais j'ai trouvé la lecture ennuyante. Je crois que j'arrête la ma découverte de Scarpetta.

Ma note : 3/5

dimanche 19 décembre 2010

L'Heure zéro d'Agatha Christie


Lu : du 09 au 15 nov 2010

Précisions : Editions Livre de Poche - 1997 - 250 pages - Titre VO: Towards zero

Synopsis :

Réunir sous le même toit Audrey, l'ex-Mrs Strange, et la ravissante Kay, qui lui a succédé dans le coeur du fringant Neville Strange : voilà bien une idée qui relève de la pure inconscience ! Neville s'imagine-t-il qu'Audrey, meurtrie par son divorce, va supporter la présence de sa rivale ? C'est vraiment un souci pour la vieille Lady Tressilian, dont Neville est l'héritier. L'arrivée des deux femmes confirme ses craintes. La tension monte, la hargne et la jalousie sont de moins en moins contenues. Tout semble se mettre en place pour qu'arrive cette heure zéro dont parle le vénérable Mr Treves, avocat à la longue expérience : l'heure où tout est réuni - mobiles, circonstances, moyens - pour le meurtre. Mais au fait : qui va mourir?

Mon avis :

Agatha Christie nous propose encore une fois un huis-clos, pour mettre en scène un meurtre, et chercher un coupable qui n'est jamais celui auquel on pense. Le style ne change pas, toujours une écriture posée, appliquée et claire. Et si Christie n'hésite pas à évoluer, introduisant empreintes digitales et ADN, elle conserve son sens de la réflexion.

Alors, pas de Poirot ni de miss Marple ici, juste un inspecteur, qui n'hésite pas à y faire référence. Le roman est composé d'un prologue, de petits chapitres couvrant la période du 11 janvier au 19 août afin de présenter les personages, et 3 parties, la véritable action, qui se conclut par la fameuse Heure zéro et la résolution du crime.

Ce roman est bien ficelé, mais ne m'a pas intéressé longtemps. Pourtant le début est excellent et alléchant (disons prologue & première partie). Oui mais voila, l'auteur donne l'impression de s'essouffler. Pourtant, je ne sais vraiment pas à quelle période elle a écrit celui-ci. Mais des idées déja vue sont utilisées, mais moins bien exploitées.

Bon, à côté de ça, et malgré le fait que j'ai découvert un peu trop vite la vérité à mon goût, ça reste un Agatha Christie. Par définition, excellent. D'ailleurs, c'est ce que je prétends, mais je n'avais pas tout compris, et certaines choses m'ont bluffées. Mais ici le hasard a une trop grande place. C'est surement ce qui m'a déplu.

Ma note : 3/5

vendredi 29 octobre 2010

Le cueilleur de fraises de Monika Feth


Lu : du 29 août 2010 au 01 sept 2010

Précisions : Editions Hachette (Black Moon) - 2008 - 416 pages - Titre original: Der Erdbeerpflücker

Synopsis :

Lorsque sa meilleure amie, Caro, est retrouvée assassinée, Jette jure publiquement de la venger, attirant ainsi sur elle l'attention du meurtrier. Chaque jour, Jette essaie de se reconstruire et d'oublier. Elle fait bientôt la connaissance d'un garçon qui semble pouvoir lui redonner le goût de vivre et tombe éperdument amoureuse. Mais Jette est loin de soupçonner à qui elle a réellement affaire...

Mon avis :

On suit différents personnages de l'histoire. En particulier, Jette, à la première personne, mais aussi sa mère, le commissaire, ou encore le tueur ! J'ai toujours un peu peur de sortir de l'histoire dans ces cas-la, à cause d'un instant de flottement "mince, de qui on parle là ?" mais Monika Feth parvient à nous faire changer de personnages très facilement.

Il n'y a pas que sur ce point que l'auteur m'étonne. Son style est particulièrement fluide, avec des phrases courtes et percutantes parfois, des descriptions simples. C'est une manière d'écrire que j'affectionne, et ici ça passe vraiment tout seul.

Mais l'histoire en elle-même est trop simple. Elle peut bien convenir si vous voulez approcher le genre policier. Mais j'estime m'y connaitre plutôt bien dans ce domaine, et ici on a quelque chose de peu original, entre le mobile du tueur, le cheminement ou même la fin ! C'est bateau.

Cependant, à côté de ça, il y a les personnages. Je ne suis pas fana de la psychologie des persos dans les romans, mais là je trouve ce roman assez réaliste dans l'attitude de Jette, ou des autres protagonistes. Les descriptions sont vraiment bonnes, et c'est très plaisant de s'identifier à certains personnages, même si pour le coup, je ne me suis pas attaché plus que ça à Jette.

Pour résumer, l'intrigue relève vraiment d'un roman jeunesse (ça tombe bien, c'en est un), mais Feth y ajoute des descriptions étudiées de ses personnages qui rendent ce roman vraiment bon. J'aime beaucoup, et je vais me procurer la suite très bientôt.

Ma note : 4/5

Pour aller plus loin :
- Le peintre des visages de Monika Feth (à venir)

lundi 25 octobre 2010

PostMortem de Patricia Cornwell



Lu : du 21/08/2010 au 29/08/2010

Précisions : 1995 - Editions Le Livre de Poche - 288 pages - Titre original: Postmortem

Synopsis :

Ca y est. Le tueur a de nouveau frappé... Une jeune femme d'une trentaine d'années, cette fois. La quatrième en deux mois. Une noire et trois blanches. Etranglées. Violées. La ville de Richmond a l'habitude du meurtre. Elle se classe deuxième, aux Etats-Unis, pour son taux de criminalité. Mais il s'agit généralement de règlements de comptes, pas de crimes sexuels de ce genre...

Un « serial killer » ? Un échappé d'un asile ou d'une prison qui frappe au hasard ? Le Dr Kay Scarpetta n'en croit rien. Elle a sa petite idée. Et le temps presse. Hélas, quand on est femme et médecin légiste, la vie n'est pas facile. On cherche plus souvent à vous mettre des bâtons dans les roues et des espions dans l'ordinateur qu'à vous faciliter la tâche...

Mon avis :

Je n'ai pas énormément apprécié ce premier roman des aventures de Kay Scarpetta. En fait, seuls ses propres problèmes me donnaient envie de continuer, de savoir la suite. L'enquête en elle-même laisse à désirer.

J'ai découvert avec surprise que Kay était une femme, en ayant beaucoup entendu parler, mais ayant toujours pensé que c'était un homme !

La héroine n'est pas très attachante, et l'histoires est un peu confuse, malgré quelques touches d'humour bienvenue. Il y a néanmoins de très bonnes idées concernant le tueur, sa manière de procéder etc..

Mais globalement, je suis déçu par ce roman. Je n'ai pas trouvé le plaisir en lisant. Je suis cependant prêt à lire la suite pour voir l'évolution du personnage, et de l'imagination de Cornwell.

Ma note : 2/5

mercredi 8 septembre 2010

Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel

Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais j'adore Karine Giebel.. Du moins les quelques livres que j'ai lu d'elle. Ce roman me satisfera-t-il autant ?


Synopsis :

L'Ancolie, c'est le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide.

Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité.

Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...

Mon avis :

J'attendais beaucoup de ce roman, notamment parce que c'est le dernier en date de l'auteur, donc, logiquement, elle devrait s'améliorer, affirmer son style. Nous épater.

Ainsi donc j'entamais le roman ; avec un prologue alléchant. Puis les chapitres s'enchaînent et mon intérêt décroît. Ce livre commençait à m'endormir, je ne parvenais pas à lire un certain nombre de pages d'affilée, non, j'en avais marre. Peut-être était-ce la mauvaise période ? Surtout que c'était pendant l'été (qui ne me réussit pas spécialement niveau lecture)...

Donc j'ai pris mon temps. J'ai tenté de bien rentrer dans l'histoire. Il se trouve que j'y suis parvenu, mais l'action ne me plaisait plus. J'ai trouvé ça trop lent, tout se met en place avec mollesse. L'enquête ne m'intéressait pas. Et le dénouement ne m'a pas énormément surpris.

S'il y a quelque chose que j'ai particulièrement aimé, c'est la conclusion. Disons l'épilogue. A force de dire cela, vous comprendrez à peu près ce qui me plaît chez certains auteurs. En gros, l'audace ?..

J'aime beaucoup le style de Karine Giebel, un style qui réussit aux excellentes Morsures de l'ombre, ainsi qu'à Chiens de sang, mais ici, je crois que ce n'est pas assez haletant pour que ça marche.

Alors certes Giebel m'a déçu, mais ça ne change pas mon opinion sur cette grande romancière. Je serai tenté de dire (peut-être que je me trompe) que Giebel s'est essayé sur quelque chose de plus constructif, plus réfléchis. Non que les précédents soient bâclés, mais y sont privilégiées l'action, et la torture psychologique...

En bref, beaucoup trop mou à mon goût, malgré la belle plume de Karine Giebel, je me suis trop ennuyé. Même les descriptions de la montagne ne m'ont pas entrainées.. Mais j'ai bon espoir quant au prochain sur la liste, Meurtres pour rédemption.

Ma note : 2/5

jeudi 10 juin 2010

Pars vite et reviens tard de Fred Vargas



Le quatrième de couv' :

Des signes étranges, tracés à la peinture noire sur des portes d'appartements, dans des immeubles situés d'un bout à l'autre de Paris.
A première vue, on pourrait croire à l'oeuvre d'un tagueur. Le commissaire Adamsberg, lui, y décèle une menace sourde, un relent maléfique.

De son côté, Joss Le Guern, le Crieur de la place Edgar-Quinet, se demande qui glisse dans sa boîte à messages d'incompréhensibles annonces.
Certains textes sont en latin, d'autres semblent copiés dans des ouvrages vieux de plusieurs siècles. Mais tous prédisent le retour d'un fléau venu du fond des âges...

Mon avis :

Depuis longtemps j'entends parler de cette auteure, aux personnages décalés et aux intrigues pourtant bien ficelées. Un certain challenge m'a décidé à me lancer.

Et c'est une belle découverte. J'ai choisi celui qui me semblait le plus connu, même s'il ne semble pas être le préféré des lecteurs, pour être certain de bien cerné le style de Fred Vargas.

Quand j'y repense, l'intrigue n'a rien pour me séduire, surtout une fois les bases jetées. Une fois, le mystère dévoilé, je n'aurai plus dû avoir le moindre intérêt pour le livre, c'est simplement mes goûts qui font cela.
Et pourtant, la romancière a réussi à placer les quelques éléments qu'il fallait pour exciter ma curiosité. De plus, pas d'action (un petit peu sur la fin, mais très minime), et pourtant, à nouveau, ça ne m'a pas dérangé.

J'en conclut que l'auteur a un véritable don pour me satisfaire, malgré une histoire un peu déjantée. J'ai été très étonné par la fin, et en même temps ravi. Je n'en attendais pas moins du dénouement. Et cette découverte ne va pas s'arrêter la, je vais continuer à lire du Vargas, je suis même déçu de ne pas l'avoir fait avant. Y a-t-il un titre que vous me conseillez ?

Et pour cela, je remercie Pimprenelle d'avoir eu la merveilleuse idée de nous faire découvrir cette dame avec son Challenge Découvrons un auteur.



Ma note: 4/5

vendredi 14 mai 2010

Trilogie du mal, tome 1: L'âme du mal de Maxime Chattam

MT N'entendant que du bien de Maxime Chattam, et encore plus de la trilogie du mal, je me suis enfin décidé à ouvrir le premier tome, non sans l'aide d'une lecture commune.



Le résumé :

MT Pas plus que sa jeune acolyte, le profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ?
MT Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes, devenir son double, tels sont les moindres risques de son métier. Peut-on impunément prêter son âme au mal ?

Mon avis :

MT Ainsi donc je découvre ce monsieur que tous (ou presque) les fans de thrillers admirent. Avide de combler cette lacune, je me suis empressé d'acheter quelques unes de ses oeuvres, au risque d'être déçu.
Rassurez-vous, j'ai adoré ! =D

MT La plume de Chattam est très plaisante à lire. J'ai pû sans difficulté me représenter les lieux, ainsi que les personnages, que j'ai particulièrement aimés. C'est rare que j'aime la femme qui accompagne l'enquêteur dans les romans policiers, mais ici je me suis vraiment attaché à Juliette. Brolin, lui, reste un classique du genre, et j'ai bien accroché à ses principes et sa mentalité.

MT Je souhaite souligner également la façon dont Chattam nous emmène dans les scènes à suspense. J'ai souvent remarqué cette faculté de nous "endormir" progressivement, pour mieux nous surprendre. Ce n'est pas nouveau, mais j'ai rarement autant accroché à l'intrigue.

MT On cherche, on rame, et on est irrémédiablement surpris par le dénouement ! Et j'ai particulièrement aimé le dernier évènement, aussi cruel que sensationnel. Pour vous qui l'avez lu, je parle du chapitre 75 (chapitre magnifique d'ailleurs), et de l'évènement qui y est relaté.

MT En bref, Maxime Chattam entre avec succès dans ma liste des auteurs lus, et il est certain que je vais continuer cette découverte très bientôt. Peut-être avec le second tome ?!

MT Voici une lecture commune avec Alexielle, cacahuète, Flof, lagrandestef, Meli et Setsuka. Je m'excuse pour le retard, surtout que c'est moi qui avais lancé celle-ci. Mais je suis ravi du succès qu'elle a pu avoir. Partant pour le deuxième tome ? =)

A venir :

-Trilogie du mal, tome 2: In ténébris
-Trilogie du mal, tome 3: Maléfices

mardi 27 avril 2010

Mémoire piégée de Nicci French

Troisième tentative avec Nicci French, après un super livre et une déception.



Le résumé :

Il y a vingt-cinq ans, Natalie Martello a disparu.
Aujourd'hui, son corps est découvert dans le jardin du domaine familial et la police conclut à un meurtre. Résultat : le doute s'installe et l'équilibre du clan se retrouve menacé.
Quel indicible secret les Martello ont-ils enfoui ?
Quelle sombre réalité se cache derrière ce squelette exhumé ?
Jane, meilleure amie de Natalie au moment des faits, décide de se rappeler ces quelques jours d'automne où tout a basculé : avec l'aide d'un psychanalyste, elle fouille dans ses souvenirs, car elle seule détient la clé de l'énigme...

Mon avis :

Voila un thriller, non, un policier! que j'ai trouvé excessivement mou. Je me suis ennuyé presque tout le long.

On se retrouve d'emblée dans une immense famille. J'ai eu du mal à m'y retrouver avec tous les personnages. On suit donc Jane dans sa quête de la vérité, et ça aurait pû être excellent, si le récit ne devenait pas lourd assez rapidement, et si l'intrigue nous offrait un peu plus d'action. Heureusement, la fin relève le niveau, et mérite presque d'être lue. Mais il faut avoir le courage d'y parvenir.

Non décidément, j'ai du mal à donner de vrais arguments à ma déception, j'ai simplement eu énormément de mal à tenir tout le livre, et je n'ai lu la fin que pour la forme.

Je retenterai de lire Nicci French avec Charlie n'est pas rentrée, en cas de nouvelle désillusion, je pense que je lâcherai l'affaire.

jeudi 22 avril 2010

Millénium, tome 3 de Stieg Larsson

Ainsi se termine la saga Millénium, véritable drogue littéraire. Voici donc le troisième et dernier tome, La reine dans son palais de courants d'air.



Le résumé :

(Attention, nombreux spoils si vous n'avez pas lu les précédents tomes.)

Lisbeth sort d'une situation dramatique, elle a bien failli y laisser sa peau. Elle est vivante, mais à l'hôpital, et dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus qye pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille, son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle...

Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Et ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.

Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur les secrets d'état qui pourraient, par la même occasion, la blanchir à jamais. Mais peut-il encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente ?...

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver Lisbeth et Mikael, deux héros d'une nouvelle aventure plus périlleuse que jamais !

Tout d'abord, je crois que l'intrigue se tourne définitivement vers Lisbeth, Mikael n'étant qu'un atout majeur pour cette dernière. Toujours aussi écorchée vive et révoltée, toujours suspectée d'ailleurs, elle va s'avérer plus maline et habile qu'on ne l'aurai cru.
Je suis fasciné par cette jeune femme.

Le danger rôde, les ennemis guettent, et Mikael peine à extirper Lisbeth de cette situation. Je les ai trouvé plus intéressants, Larsson met plus en valeur certaines qualités, et défauts, de leur personnalité. Au contraire, Erika a commencé à me taper sur les nerfs. Je n'aimais pas toujours son comportement.

L'écriture reste entrainante, bien qu'à nouveau assez dense. Encore une bonne dose d'informations, entrainant parfois des longueurs dans le récit. Mais ça ne représente rien à côté de l'admirable talent de l'auteur. Ce troisième tome, meilleur que le deuxième, prend tout de même d'autres proportions que les précédents, et définitivement, mon préféré restera le premier.
J'ai lu ce tome durant les vacances, et mon intérêt était tel que je me suis privé du feu d'artifice du 14 juillet, préférant rester épauler Lisbeth. Il faut dire que j'étais au milieu d'une terrible scène ! ^^

Je remercie encore ce monsieur, Stieg Larsson, pour les agréables moments de lecture qu'il m'a fait passer. Cette trilogie restera un excellent souvenir pour moi.

Si cela vous intéresse :
- Millénium, tome 1
- Millénium, tome 2
- Millénium, l'adaptation

jeudi 15 avril 2010

Millénium, tome 2 de Stieg Larsson

Je continue de vous parler de la saga de Stieg Larsson, avec ce second tome intitulé La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (joyeux, n'est-ce pas ?).



Le résumé :

Tandis que Lisbeth Salander coule des jours supposés paisibles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité et victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est.
Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas recommandé à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé...

Mon avis :

On retrouve nos personnages préférés pour une enquête plus dangereuse encore.

Et le ton est donné. Larsson passe à autre chose. Beaucoup plus de violence, les corps s'enchainent. On sent une certaine impuissance chez les personnages principaux. Les pistes se brouillent. L'enquête stagne. Les crimes continuent.

L'action est plus centrée sur Lisbeth, et on en apprend un peu plus sur ce fascinant personnage. Malheureusement, elle aussi cache de lourds secrets, qui ne l'aideront pas forcément dans sa quête de la vérité. Cette fois, c'est Mikael, redevable, qui va lui apporter son aide. Et tous deux vont découvrir plus atroce encore que ce qu'ils n'avaient osé imaginer.

J'admire toujours autant Larsson, qui nous plonge dans des intrigues toujours plus passionnantes, avec un visible investissement de sa part, qui rend la lecture plus instructive encore. Même si parfois, quelques longueurs me sortaient temporairement de l'histoire.

J'ai tout de même préféré la "modeste" enquête du premier tome, même si ce coup ci, on est vraiment plongé plus loin encore dans l'horreur humaine.

Pour aller un peu plus loin :
-Millénium, l'adaptation

jeudi 8 avril 2010

Millénium, tome 1 de Stieg Larsson

Il serait temps de répertorier ce grand succès dans mon blog. Donc voila, aujourd'hui je vous parle du premier tome de la célèbre saga de Stieg Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.



Le résumé :

Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis-clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre le dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire...

Mon avis :

Il est tout d'abord difficile d'entrer dans le récit. On sent que l'auteur est documenté, ou du moins un très bon journaliste, et on a droit a une bonne platrée d'informations économiques et politiques. Si je précise cela, c'est qu'il faut à tout prix passer outre si, comme moi, ça paraît barbant. Car la suite est géniale.

Tout d'abord, j'apprécie l'effort du romancier, qui s'investit pleinement dans son travail. Une intrigue très bien construit, une alternance entre enquête et relation entre les personnages, sans nous lasser. Et même des plans des lieux, chose qu'on ne voit, que je n'ai vu en tout cas, que dans les romans fantasy. Bref, ça nous donne envie d'aller jusqu'au bout quoiqu'il arrive, de percer cet étrange mystère.

Et si ce n'était que cela ! Sauf que les personnages sont très attachants (j'adore Mikael, j'adore Lisbeth, j'adore Erika ^^), les descriptions donnent envie de voyager, l'intrigue d'enquêter. D'ailleurs on enquête, on enquête. Jusqu'à un dénouement époustouflant, peut-être pas tant que ça étant donné que j'avais deviné les grandes lignes. Mais on reste tout de même scotchés.

Un grand bravo à ce monsieur malheureusement décédé en 2004, qui n'aura jamais eu la chance de profiter du succès de ses romans, ni de nous écrire une suite à cette trilogie.

Pour aller un peu plus loin :
- Millénium, tome 2
- Millénium, tome 3
- Millénium, l'adaptation.

dimanche 28 mars 2010

La mémoire assassine de Simone Van Der Vlugt


Le résumé :

Apreès une longue dépression, Sabine retrouve son poste de secrétaire dans une banque internationale. Lorsqu'elle apprend qu'une réunion des anciens élèves de son lycée est organisée, elle repense à l'année de ses quinze ans et à ce fameux printemps où Isabel, qui avait été sa grande amie à l'école primaire, a disparu un jour, sans laisser de trace.
Aujourd'hui, neuf ans plus tard, les souvenirs longtemps enfouis commencent à refaire surface. Sabine a le sentiment vague d'en savoir plus qu'elle ne le croyait.
Pourquoi a-t-elle effacé cette journée de sa mémoire ? A-t-elle été témoin de la disparition d'Isabel et serait-il dangereux de se souvenir ?

Mon avis :

Bon, je vais être bref.
J'ai trouvé cela assez mal écrit. Quelques confusions.
Les personnages sont plutôt inintéressants, à mon avis.
Heureusement, l'intrigue est pas mal, et a piqué ma curiosité. J'ai d'ailleurs été très surpris par le dénouement. Oui mais voila. C'est mal amené ! C'est plat, il n'y a pas de mise en scène qui rende le récit extra.
Je suis franchement déçu.

Voila une quatrième déception d'affilée côté thrillers. Fin mars n'est pas riche en révélations pour moi. Je suis découragé :(
Facebook