Présentation

Mystix Thrillers devient...

Pensées Critiques !

Mon nouveau blog, aidé par un ami, qui rassemble à présent mes autres passions !

N'hésitez pas à nous rendre visite !
Affichage des articles dont le libellé est Thriller. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thriller. Afficher tous les articles

vendredi 3 février 2012

Thérapie - Sebastian Fitzek


LU :
du 30 au 31 janvier 2012


PRÉCISIONS :
Éditions L’Archipel
278 pages
2008
VO: Die Therapie [2006]


DESCRIPTIF :

Josy, douze ans, la fille du célèbre psychiatre berlinois Viktor Larenz, est atteinte d’une maladie qu’aucun médecin ne parvient à diagnostiquer. Un jour, après que son père l’a accompagné chez l’un de ses confrères, elle disparaît.

Quatre ans ont passé. Larenz est toujours sans nouvelles de sa fille quand une inconnue frappe à sa porte. Anna Spiegel, romancière, prétend souffrir d’une forme rare de schizophrénie : les personnages de ses récits prennent vie sous ses yeux.

Or, le dernier roman d’Anna a pour héroïne une fillette souffrant d’un mal étrange, qui s’évanouit sans laisser de traces… Le psychiatre n’a dès lors plus qu’un seul but, obsessionnel : connaître la suite de son histoire.


AVIS EXPRESS :

Après une entrée en matière particulièrement efficace, l’auteur nous installe dans un huis-clos vraiment réussi. Viktor se retrouve piégé, et nous le sommes avec lui. L’auteur nous coince dans sa toile parfaite, nous emporte avec une écriture simple mais entraînante, maniant avec perfection le suspense. Bluffant.


VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS :

Construction classique : un prologue, 60 chapitres, un épilogue. On commence avec beaucoup de mystère, on finit avec des révélations scotchantes jusqu’à la dernière ligne. Et entre les deux ? Encore plus de talent.

L’auteur nous fait faire des allers-retours, entre deux huis-clos. Le premier sur une île, dans une maison de vacances où Viktor doit mettre ses idées au clair, le second sur un lit d’hôpital où, passif, il raconte son histoire. Que s’est-il passé entre ces deux moments pour que le décor change de manière si radicale, c’est ce que nous allons découvrir. Mais pas avant de passer par une multitude de suppositions, toutes plus erronées les unes que les autres.

‘Ouah c’est auteur est génial… Ah non, mais en fait, c’est du vu et revu… Ouah, mais où est-il allé chercher ça ?…’

Sebastian Fitzek maîtrise parfaitement son roman. Pas beaucoup d’action au rendez-vous, le suspense est ici dans quelque chose de beaucoup plus fin et psychologique. L’intrigue nous perd autant dans ses filets que l’écriture va droit au but. Avec brio. Qu’arrive-t-il à Viktor ? nous nous le demanderons jusqu’au bout. Est-ce qu’il hallucine ? Ou bien, est-ce le lecteur ?

Tout repose là, en fait. Ce serait tourner en rond que de chercher encore à faire quelques louanges à ce roman. Il se place d’entrée dans les plus grands thrillers psychologiques qu’il m’ait été donné de lire. Et je l’ai su avant même de savoir le fin mot de l’histoire. Ne reste plus qu’à remarquer tout de même que l’auteur s’est assez bien documenté, juste ce qu’il faut, pour nous servir cette intrigue aussi alambiquée qu’épatante.

Maintenant, lancez-vous. Et régalez-vous.

NOTE : 5/5

EXTRAIT :

‘‘ Il respira profondément et ferma les yeux. Comme toujours, il lui suffit de quelques instants pour se laisser emporter par le flot de ses pensées. Il était de nouveau à Parkum, dans sa vieille maison de vacances en bordure de mer. Là où, quatre ans après la tragédie, il comptait remettre de l’ordre dans sa vie. Là où il espérait trouver le recul nécessaire pour prendre un nouveau départ. Et où il devait au contraire perdre tout ce qu’il avait. ’’

dimanche 17 juillet 2011

Le Livre sans nom - Anonyme




Lu :
du 4 au 7 juillet 2011

Précisions :
Editions Livre de Poche
500 pages
2011
VO: The Book with no name

Synopsis :

Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.

Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année !

Mon avis :

Après un début de publication sur internet, ce roman a connu l'impression et a créé un buzz du fait de l'anonymat de l'auteur, même aujourd'hui après un troisième tome publié. Pourtant, ce n'est pas cela qui m'a attiré. Je voyais juste ça comme un coup médiatique, et je suis donc resté a distance de toutes cette agitation. Jusqu'à ce que j'entende une comparaison avec Tarantino.. Je suis fan de Tarantino.

Effectivement, on retrouve clairement dans ces 65 chapitres cet esprit. Dès les premières pages en fait. J'ai surtout pensé a Kill Bill puis a Une nuit en enfer, et enfin a Reservoir Dogs, lorsque chacun tient en joue quelqu'un d'autre. Sans compter l'ambiance globale à la Pulp Fiction. Et au milieu de ça, nous sont proposées des dizaines de références ou d'allusions directes a des films de tous genres. J'étais aux anges.

Seulement, on a beau être très friand des scènes complètement décalées, ou des longs dialogues stressants, il y a rapidement une impression de too much dès le début. Le sang coule et les cadavres s'empilent sans qu'on soit réellement dans le contexte. J'ai vite cru qu'on n'aurait jamais le temps de s'attacher a des personnages.

Ca donne une impression de déséquilibre, car effectivement dès que tout cela se tasse, on sent qu'il y a plus de potentiel. Bien que ça ne vole pas haut quand même. Et pourtant, j'avais encore de l'espoir. C'est au bout de 70 pages que j'ai compris que c'était vraiment, vraiment du grand n'importe quoi !

Ce déséquilibre est accentué par la qualité de certains passages particulièrement excellents par rapport a la médiocrité de chapitres vraiment lourds !.. Effets de style ratés, explications nous prenant pour des débiles, et autres foirages totals, font tâches a coté de belles scènes jubilatoires.

Puis au final, il y a quelque chose dans la manière dont nous est présenté le roman qui nous donne envie de tout excuser a ce mystérieux auteur. De laisser passer, et juste savourer les moments soignés. On lui pardonne n'importe quelle incohérence, les apparitions inexplicables de nouveaux personnages pour donner un nouveau souffle a l'intrigue, ainsi que sa révélation finale sans queue ni tête. Tout.

En bref :

Il faut s'attendre a tout dans ce roman, qui hélas ne tient pas la distance malgré des passages mémorables

Ma note : 4/5

Extrait :

"Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. Ses murs étaient jaunes, et pas d'un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. Rien d'étonnant à cela : l'une des nombreuses règles tacites du Tapioca était l'obligation, pour l'ensemble de la clientèle, de fumer. Cigares, pipes, cigarettes, joints, narguilés, cigarillos, bangs, tout était autorisé, excepté ne pas fumer. Ne pas fumer était tout à fait inacceptable. Le fait de ne pas boire de l'alcool était aussi considéré comme un péché, mais le plus grand des péchés, c'était d'être un inconnu dans ses lieux. Dans ce bar, personne n'aimait les inconnus. Les inconnus n'apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux."

Anecdote :

C'était un partenariat entre les éditions Livre de Poche et Livraddict, que je remercie pour m'avoir fait découvrir ce roman survolté.

lundi 30 mai 2011

Les morsures de l'ombre de Karine Giebel


Lu :
du 20 au 21 décembre 2009
du 02 au 04 mai 2011

Précisions :
Éditions France Loisirs
306 pages
2007

Synopsis :

Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l'horreur.
Une femme le retient prisonnier. L'observe, le provoque, lui fait mal.

Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?
Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s'est déclenché.
Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l'ombre ?

Mon avis :

A la lecture du synopsis, on peut penser à Misery de Stephen King. Le maître de l'angoisse mettait la barre très haute, et la romancière s'est posé un véritable défi à vouloir réécrire un tel huis-clos, là où tout amateur de thriller aurait encore la plume de King en tête. Elle a réussi.

Elle a réussi parce que la comparaison s'arrête là.

L'écriture de Karine Giebel est fluide, composée de phrases très courtes. Haletantes. C'est ce qui m'a plu en premier. Dès le prologue, dès les premiers mots, on est plongé dans l'histoire. Derrière les barreaux. A côté de Benoit.

Le huis-clos n’en est pas tout à fait un. On sort de cette prison de temps en temps, notamment pour suivre l’enquête de la police et les collègues de Benoît. Je trouve ça assez dommage, je suis sûr que Karine Giébel aurait pu nous tenir en haleine pendant toute son histoire rien que dans ces quelques mètres carré.

Mais il y a bien évidement une raison à ça. Car nous sont dévoilées de très vilaines choses, qui apportent parfois un nouveau souffle à l’intrigue. Et nous empêchent aussi de trop subir l’oppression de la tortionnaire. Car impossible de ne pas compatir aux malheurs de Benoît. De souffrir avec lui.

La tortionnaire justement. Lydia. «Une femme. Rousse, plutôt charmante.» La romancière nous dresse le portrait d’une femme fatale. Capable d’humanité. Mais aussi d’énormément de cruauté. Plus souvent d’ailleurs. Que veut-elle au pauvre homme ? Lisez pour le découvrir.

L’aspect psychologique est très bien développé aussi. Car quand on n’est pas dans les pensées de Benoît, on a le droit aux confessions de Lydia de l’autre côté des barreaux. Pareil aux abords du commissariat, avec la femme de Benoît notamment. Tous les personnages semblent avoir quelques choses à cacher.

Enfin, la conclusion laisse pantois. J’aimerai tellement vous citer les derniers mots. Les derniers mots et ces points de suspension, qui laissent au lecteur tout le temps de digérer cette aventure. De repenser à la raison de tout ça, aux révélations finales.

En bref :

Un excellent thriller à huis-clos, qui fait parfaitement oublier ses prédécesseurs grâce à une écriture fluide, une intrigue bien menée et une ravissante ravisseuse. A lire d’urgence.

Ma note : 5/5

Extrait :

« Première certitude : je ne suis pas dans ma piaule.
Mais où, alors ? […]
Il tourne la tête sur la droite, déclenchant une douleur assassine dans ses cervicales. Et là, il aperçoit…
Les barreaux. […]
Enfermé.
Son cœur s’extirpe lentement de la léthargie. Commence à battre fort. Très fort.
Dans un réflexe stupide, il cherche son arme. Pour se réconforter. Sauf que son holster est vide. Un vide effrayant.
Deuxième certitude : je suis dans la merde… »

D’autres avis :
Mya Rosa

samedi 28 mai 2011

Le sang du temps de Maxime Chattam


Lu :
du 09 au 11 mai 2011

Précisions :
Editions Pocket
468 pages
2005

Synopsis :

Paris, 2005. Détentrice d'un secret d'Etat, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en secret au Mont-Saint-Michel.

Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d'une enquête particulièrement sordide: des cadavres d'enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire. Rapidement, la rumeur se propage: une goule, créature démoniaque, serait à l'origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle.

A première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant...
La vérité se cache dans ces pages. Saurez-vous la retrouver ?

Mon avis :

Maxime Chattam ne m'avait jamais déçu jusqu'à présent, du moins pas vraiment. Alors j'ai abordé ce roman confiant, sans savoir qu'il était très discuté, et moins apprécié des fans.

Ça démarre bien, c'est plaisant à lire, on tombe en pleine situation avec déjà plein de questions. Après un épilogue très intrigant. Puis arrive un parallèle plutôt bien amené. On est balancé entre la France d'aujourd'hui et l'Egypte du début du siècle.

Deux problèmes : je n'aime pas vraiment les histoires qui se déroulent à cette période, mais ça c'est personnel, mais j'ai aussi trouvé que les changements de décors étaient souvent mal amenés ! Et puis, bien que ce soit un journal intime qui relie l'héroïne au détective, nous ne lisons qu'une narration rapportée. J'ai trouvé qu'on sortait du contexte.

Si on revient sur l'enquête en elle-même, je n'ai pas été intrigué du tout. Ça frôle le fantastique, comme on le sait maintenant chez Chattam, et ça se termine sur quelque chose d'inintéressant. C'est problématique, quand on pense que c'est censé être la partie la plus intéressante !

Dès qu'un chapitre se terminait, j’espérais que le suivant se déroulerait au Mont St-Michel ! C'est un décor intéressant, et les scènes sont bien intégrés dans le déroulement. Malheureusement, l’héroïne ne m'a pas plus intéressé que ça, et j'aurai bien voulu des énigmes en plus.

Pour finir, la fin. Frustrante ! Non, pas la fin à proprement parlé, j'y reviens tout à l'heure. Mais le fait que nous n'ayons au final aucune réponse à la situation de départ. Soit Chattam nous laisse croire qu'il y a un lien, pour nous tromper, ça a marché avec moi, soit il voulait juste se faciliter la tâche, et penser que nous allions oublier.

Cependant, l'auteur a su trouver une conclusion intéressante. Tout simplement parce que j'adore ce genre de final, et l'état dans lequel ça nous met. Je n'ose pas vous citer quelques désormais grands classiques du cinéma, qui sont mes films préférés, ça gâcherai du plaisir, dans les deux sens. Mais si Chattam avait dû écrire un roman rien que pour moi, ça aurait avec une fin pareille.

Alors voilà, je trouve que c'est du gâchis. Car le développement n'est pas à la hauteur de cette fin. Il aurait très bien pu écrire 50 pages et me sortir la même fin, ça aurait eu le même effet. Je ne dénigre pas son talent (c'est d'ailleurs bien écrit, soulignons-le), je suppose que c'est juste moi qui ne suis pas tombé correctement dans l'engrenage pour apprécier pleinement la conclusion. Si on peut appeler ça une conclusion.

En bref :

Un fin mémorable, mais un développement qui ne donne pas envie de pousser plus loin la réflexion. Dommage !

Ma note : 2/5

Voici une lecture dans le cadre du RDV mensuel de Pimprenelle. Retrouvez tous les billets ici !

vendredi 22 avril 2011

Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d'Anthony E. Zuiker



Lu : du 19 au 21 avril 2011

Précisions :
Editions Michel Lafon
2010
367 pages

Synopsis :

Les forces de l'ordre classent les meurtriers sur une échelle de 1 à 25, qui va de l'opportuniste naïf jusqu'au tueur sadique, organisé et calculateur.
Ce que presque personne ne sait, c'est qu'une nouvelle catégorie de meurtrier est apparue. Et qu'un seul homme est capable de les arrêter.

Ses cibles : les tueurs de niveau 26.
Ses méthodes : n'importe lesquelles.
Son nom : Steve Dark.

Mon avis :

J'ai mis ce synopsis pour éviter tout spoil inutile, même infime. Et parce que je trouve vraiment classe cette présentation, qui rejoint celle du premier tome.

Ce tome est plus penché sur Steve Dark, comme le laisse entendre le synopsis. On le suit 5 ans après l'affaire Sqweegel (il va me manquer celui-là), dans une nouvelle poursuite. En effet, les meurtres s'accélèrent sur le territoire américain, présentant tous un certain point commun, et l'ancien agent va se voir presque contraint de reprendre du service et cavaler après ce nouveau Level 26.

Il paraît au premier abord vraiment moins dangereux, et plus crédible. Car effectivement, il n'y a plus cette originalité dans les manières. Celles de Sqweegel, qui était quand même très très surprenantes. Ici, des meurtres "ordinaires", suivant un modus operandi précis, et nous forçant bien évidement à nous interroger sur l'identité du tueur.

Et j'en viens au premier point négatif. Beaucoup, beaucoup trop prévisible. Surtout qu'on a souvent une longueur d'avance sur le héros puisqu'on a un point de vue omniscient, des jolies images et l'accès à des vidéos, pour garder le principe du premier.

Ces vidéos ne complètent pas l'écriture de la même manière que le premier. On suit tout le long une scène du livre qui n'est écrite qu'en un chapitre. Rappelons qu'un chapitre prend au max 5 pages ! Mais j'ai trouvé cette reproduction bancale, pas tout à fait en accord avec le roman. Et puis elle sert surtout à se concentrer un peu plus sur Dark, son passé, son parcours jusqu'ici. Rien d'impératif donc. Vous n'êtes pas obligés de les regarder !

Les chapitres, je l'ai dit, sont toujours aussi courts, avec une petite indication sur le lieu (on voyage beaucoup !) et juste la description de la scène. Ce qui rappelle toujours la construction d'un film. On ne suit pas les personnages entre chaque moment clé, on va droit au but.

Des personnages, on en suit environ 5. Et pas forcément Dark plus souvent, ce qui est surprenant. Ils ne sont pas très recherchés, entre le connard de chef et le journaliste avide d'infos.. Mais complètent plutôt bien l'histoire, et là est le talent de l'auteur. Seul Dark est réellement approfondi, notamment grâce aux vidéos. Et puis, ça aide de le connaître déjà.

Et justement, ça m'a un peu gonflé de le voir réussir tout tout seul. A part la fin, qui laisse son (petit) moment de gloire à un autre personnage, on sent vraiment que "Dark il est trop fort, et les autres c'est de la merde". N'abusons rien. Il a juste eu de la chance ! Moi même, j'aurai très bien pu aller à Venice Beach et comprendre tout ça ^^ (et du premier coup, na!)

En bref, écriture fluide (qui m'a donné l'air dont j'avais besoin au milieu d'un gros roman), toujours agréable à lire, qui nous propose allégrement de jolies descriptions sanglantes, sans prise de tête, et comme je l'espérais, plus intéressant globalement que le premier.

Ma note : 5/5

La saga :
- Level 26, tome 1 d'Anthony Zuiker
- Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d'Anthony Zuiker

lundi 21 mars 2011

13 1/2 de Nevada Barr


Lu : du 12 au 18 mars

Précisions :
France Loisirs
2011
429 pages

Synopsis :

13 1/2 : un juge, douze jurés et même pas une moitié de chance...

Minnesota, 1968. Quand Dylan, onze ans, se réveille dans sa maison couvert de sang, il ne se souvient de rien. Pourtant, tout prouve qu'il vient de massacrer ses parents et sa petite sœur à la hache. Seul survivant : Richard, son frère aîné. Dylan est désormais le célèbre "petit Boucher".

La Nouvelle-Orléans, 2007. Dans une petite ville dévastée par l'Ouragan Katrina vivent sous le même toit deux frères, Marshall et Danny... en réalité Richard et Dylan. Nouveau départ, nouvelle identité, mais qui est qui ? Lorsque Marshall rencontre Polly, mère de deux filles, c'est le coup de foudre. Mais en entrant dans la vie des deux hommes, Polly vient de se jeter avec ses enfants dans la gueule du loup.

Mon avis :

Un synopsis alléchant, un gros coup de pub par France Loisirs, et une mention "avant-première", ça va vite pour donner envie d'un livre. Et c'est ainsi que mon choix du trimestre est fait, et le roman lu quelques jours plus tard.

C'est bien écrit. On plonge immédiatement dans les histoires des différents personnages, de Polly et Dylan principalement. Polly, de nos jours, qui tombe amoureuse d'un homme mystérieux mais tellement charmant. Dylan, en 1968, condamné et placé en maison de redressement pour triple homicide.

En fait, la pression est constante, on comprend vite ce qui lie les deux histoires, mais on se demande si Dylan s'est repenti, si c'est lui qui a laissé Polly sous le charme. Si cet homme qui semble le mari idéal n'a pas d'autres desseins derrière sa séduction. Plein de mystère !

Sauf qu'on finit par s'endormir devant ce combat à distance, les uns contre leurs démons, d'autres contre le mensonge. Tel est bien le but de la romancière pourtant. Mais quand arrivent les révélations, la surprise ne fait pas effet. D'abord, c'est mal amené selon moi, et puis je m'en doutais énormément. Depuis le premier chapitre en réalité.

Alors, oui, très déçu par cette lecture. Mais je ne tire pas un trait sur cette auteure que je découvrais, et qui m'a bien plu à certains moments, mais qui me semble être capable de choses plus passionnantes qu'une banale histoire sans les rebondissements que le résumé laisse entendre.

Ma note : 3/5

jeudi 17 mars 2011

Alex de Pierre Lemaitre


Lu : du 04 au 12 mars 2011

Précisions :
Éditions Albin Michel
2011
393 pages

Synopsis :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.

Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu.

Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Mon avis :

Je dois dire que le style de l'auteur ne m'a pas beaucoup plu au début de ma lecture. Trop de passages oralisés, avec une multitude de phrases averbales, ou bourrées de virgules. Ce roman se divise en trois parties, et ce n'est qu'à l'abord de la seconde que je me suis senti vraiment plongé dans l'histoire.

Attention, je ne dis pas que je m'ennuyais avant cela. La première partie est vraiment angoissante. On alterne les chapitres entre l'enquête de Camille Verhœven (le flic de Travail soigné, occupé à combattre ses démons) et le calvaire d'Alex. Rien de très inventif dans ce kidnapping, juste une longue torture que j'ai plutôt apprécié.

Et puis ça s'enchaine, on comprend bien le désir du romancier en découpant son roman en trois. Trois parties extrêmement différentes. Et toujours plus scotchantes. On éprouve successivement de la compassion, de l'horreur, de la tristesse, et toutes sortes de sentiments contradictoires envers cette même femme.

Mais au final, le synopsis le rappelle, personne ne connait vraiment Alex. Insaisissable. Comme la vérité de toute cette histoire. Imprévisible.

Ma note : 4/5

lundi 25 octobre 2010

PostMortem de Patricia Cornwell



Lu : du 21/08/2010 au 29/08/2010

Précisions : 1995 - Editions Le Livre de Poche - 288 pages - Titre original: Postmortem

Synopsis :

Ca y est. Le tueur a de nouveau frappé... Une jeune femme d'une trentaine d'années, cette fois. La quatrième en deux mois. Une noire et trois blanches. Etranglées. Violées. La ville de Richmond a l'habitude du meurtre. Elle se classe deuxième, aux Etats-Unis, pour son taux de criminalité. Mais il s'agit généralement de règlements de comptes, pas de crimes sexuels de ce genre...

Un « serial killer » ? Un échappé d'un asile ou d'une prison qui frappe au hasard ? Le Dr Kay Scarpetta n'en croit rien. Elle a sa petite idée. Et le temps presse. Hélas, quand on est femme et médecin légiste, la vie n'est pas facile. On cherche plus souvent à vous mettre des bâtons dans les roues et des espions dans l'ordinateur qu'à vous faciliter la tâche...

Mon avis :

Je n'ai pas énormément apprécié ce premier roman des aventures de Kay Scarpetta. En fait, seuls ses propres problèmes me donnaient envie de continuer, de savoir la suite. L'enquête en elle-même laisse à désirer.

J'ai découvert avec surprise que Kay était une femme, en ayant beaucoup entendu parler, mais ayant toujours pensé que c'était un homme !

La héroine n'est pas très attachante, et l'histoires est un peu confuse, malgré quelques touches d'humour bienvenue. Il y a néanmoins de très bonnes idées concernant le tueur, sa manière de procéder etc..

Mais globalement, je suis déçu par ce roman. Je n'ai pas trouvé le plaisir en lisant. Je suis cependant prêt à lire la suite pour voir l'évolution du personnage, et de l'imagination de Cornwell.

Ma note : 2/5

samedi 16 octobre 2010

Docteur à tuer de Josh Bazell


Titre original : Beat the reaper

Précisions : Editions JC Lattès - 2010 - 303 pages

Lu : du 20/08 au 21/08

Quatrième de couv' :

Le Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Il a du talent pour la médecine, des horaires infernaux et un passé qu'il préférerait taire. Qu'il s'agisse d'une artère bouchée ou d'un projet machiavélique de procès pour erreur médicale, il connaît le mal qui se tapit dans le coeur des hommes. Il faut dire que, dans une autre vie, le Dr Brown a été Griffe d'ours, un tueur à gages pour la mafia.

Eddy Squillante, son nouveau patient, n'a plus que trois mois à vivre, et peut-être moins, lorsqu'il découvre que sous les traits de son nouveau médecin se cache Griffe d'ours. Avec la mafia, le gouvernement et la mort en personne qui s'abat sur l'hôpital, le Dr Brown parviendra-t-il à survivre et à saisir sa dernière chance de rédemption ?

Mon avis :

Je dois avouer que c'est le commentaire de Harlan Coben qui a surtout motivé cet achat, je n'en avais jamais entendu parlé autrement. "Rapide, drôle, effréné... mieux encore : arrêtez de lire les éloges de Docteur à tuer, ouvrez-le à la première page, commencez à le lire, et on se retrouve à la caisse." Car c'est ce que j'ai fait. J'ai lu les premiers paragraphes, et ai été séduit.

Sauf que en reprenant la lecture une fois mieux installé, le sourire a quitté mes lèvres. J'ai trouvé le récit plutôt lourd. La faute à de nombreux détails et notes de bas de pages, certes très intéressants, mais inappropriés. Ca interrompt l'action plutôt qu'autre chose.

En réalité, on s'y habitue, et un fois rentré dedans, on a vraiment hâte de connaître la suite. L'auteur à la bonne idée de compléter son récit et l'histoire du héros, en alternant a chaque chapitre, l'action et les flash-backs. Ce qui renforce considérablement le suspense !

Au final, ce n'est pas un roman qui restera longtemps dans mon esprit, mais c'est plutôt un bon moment à passer. Et pour ceux qui aiment lire puis voir les adaptations de ces livres, il est dit que Leonardo DiCaprio incarnera prochainement le Dr Brown au cinéma. Et là, j'ai hâte !

Ma note : 3/5

dimanche 10 octobre 2010

Carnages de Maxime Chattam


Caractéristiques : novembre 2005 - 93 pages - 3.80 euros

Lu : le 08 août

Quatrième de couv' :

Harlem Est. 18 novembre. 8h28.
Ils sont tous là, dans le hall de l'entrée du lycée. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent prépare son arme. Le carnage peut commencer...
Quand l'inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux, c'est pour découvrir le cadavre du tueur qui a retourné son arme contre lui. L'affaire dépasse rapidement le fait divers : de nouvelles tueries ont lieu dans d'autres établissements.
Lamar doit à tout prix enrayer cette macabre épidémie. Mais les apparences son trompeuses. Toujours.

Mon avis :

J'ai sauté sur ce roman dès que je l'ai aperçu en vente. Il est parfois difficile de lire une nouvelle, ou un court roman, car ils sont par définition très peu développés. Il est donc plus compliqué de rentrer dans l'histoire, de s'attacher aux personnages. Pourtant, il est également possible de trouver des nouvelles justement dosées, peut être bien plus intéressantes qu'un long roman. C'est le cas ici.

On rentre dans l'histoire assez facilement, grâce à la belle plume de Maxime Chattam. Je trouve le prologue vraiment excellent, le reste de l'histoire demeure dans le même esprit. On suit les (fausses) pistes de l'inspecteur, on tente de comprendre les raisons des tueries, on cherche une explication rationnelle. On patauge, à l'instar de Gallineo.

Mais au final, ce petit livre ne fait pas longtemps illusion, on comprend assez rapidement le fond de l'histoire. Même si, je l'avoue, Chattam m'a vraiment bien berné sur certains points.

J'ai terminé ce roman très rapidement, entraîné par le talent de l'auteur, et avide d'être fixé sur le sort des protagonistes. Et j'en suis ressorti avec l'envie de le relire. Non pas d'avoir une suite, non, contrairement à bon nombre de lecteurs qui ne voie pas l'intérêt de publier un si court et basique roman. J'ai souhaité me replonger dans les lignes de l'écrivain et revivre les émotions qu'elles m'ont procurées.

Pour finir, je conseille avec enthousiasme ce roman. Amateurs de thrillers ou non, vous serez sans doute happés par cette histoire plus compliquée qu'en apparence.

Ma note : 4/5

vendredi 11 juin 2010

Jardin fatal de Patrick Cauvin



Le quatrième de couv’ :

Biologiste dans les laboratoires français de la multinationale Rexmond, Alan vit paisiblement entre sa femme Hélène, leur petit garçon et le chat. Le couple s’est pris d’amitié pour Antoine, jeune chercheur fantasque et inspiré, persuadé d’avoir fait une découverte révolutionnaire : le moyen de rendre les végétaux autonomes et sans racines… Amusé et intrigué, Alan accepte d’expérimenter sur un rosier installé chez lui le procédé mis au point par son collègue.

Il ne sait pas encore qu’il vient de faire un premier pas vers le cauchemar. De cette expérience anodine, presque une blague d’étudiant, va surgir un danger terrifiant susceptible de bouleverser les conditions de la vie sur toute la planète. Surtout lorsqu’un lobby militaire et industriel sans scrupule croit avoir trouvé l’arme absolue…

Mon avis :

A la lecture du résumé, je m’attendais à un roman fantastique horrifique (comme je les aime) me rappelant le style et l’imagination d’un Stephen King. Pas du tout !
Ici, passés quelques évènements tragiques, on se penche plutôt vers une sorte d’enquête. On en vient à se demander, tout comme Alan, si ce produit possède de réels pouvoirs, si ce n’est pas une supercherie. Alan se sent manipulé, et le reste du roman va être cette prise de conscience qu’il y a quelque chose d’étrange dans toute cette histoire.

J’aime beaucoup la manière d’écrire de Patrick Cauvin, ainsi que son humour qui ponctue le récit. Mais j’ai un gros problème avec son style.
Le roman est divisé en une multitude de parties, qui possèdent toutes en titre soit le nom d’un personnage, soit le type de récit (« Alan », « Procès-verbal »). Je trouve que c’est une bonne idée, sauf que c’est mal exploité.
Parfois, le personnage dont le nom constitue le titre devient le narrateur, parfois ce personnage n’est qu’une apparition. J’ai eu du mal à m’y retrouver. Au total, on a quatre narrateur différents, mais aucune indication pour nous indiquer un changement. Parfois, c’est raconté comme dans un journal intime, ou un rapport, mais pourtant ca n’en est pas un.
En bref, j’étais parfois perdu.

En plus de cela, on trouve beaucoup de termes scientifiques qui compliquent la lecture. Ainsi, même moi qui m’intéresse beaucoup à la science dont il est question, j’avais des difficultés de compréhension. Alors je n’ose pas imaginer les autres lecteurs.

Pour finir, les évènements s’enchainent trop lentement, et rien n’excite notre curiosité entre ceux-ci. Il est intéressant de suivre l’intrigue pas à pas, mais parfois je lisais sans grand intérêt. Et la fin est décevante par rapport à mes attentes, bien que j’ai adoré le destin du héros dans les dernières pages.

En bref, j’ai trouvé beaucoup trop d’inconvénients, qui ne font que rendre plus difficile la lecture, malgré une écriture qui, je le répète, est très fluide et plaisante.

Ma note : 2/5

Et je remercie Blog-o-book et les éditions Le livre de Poche pour ce partenariat !

vendredi 14 mai 2010

Trilogie du mal, tome 1: L'âme du mal de Maxime Chattam

MT N'entendant que du bien de Maxime Chattam, et encore plus de la trilogie du mal, je me suis enfin décidé à ouvrir le premier tome, non sans l'aide d'une lecture commune.



Le résumé :

MT Pas plus que sa jeune acolyte, le profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ?
MT Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes, devenir son double, tels sont les moindres risques de son métier. Peut-on impunément prêter son âme au mal ?

Mon avis :

MT Ainsi donc je découvre ce monsieur que tous (ou presque) les fans de thrillers admirent. Avide de combler cette lacune, je me suis empressé d'acheter quelques unes de ses oeuvres, au risque d'être déçu.
Rassurez-vous, j'ai adoré ! =D

MT La plume de Chattam est très plaisante à lire. J'ai pû sans difficulté me représenter les lieux, ainsi que les personnages, que j'ai particulièrement aimés. C'est rare que j'aime la femme qui accompagne l'enquêteur dans les romans policiers, mais ici je me suis vraiment attaché à Juliette. Brolin, lui, reste un classique du genre, et j'ai bien accroché à ses principes et sa mentalité.

MT Je souhaite souligner également la façon dont Chattam nous emmène dans les scènes à suspense. J'ai souvent remarqué cette faculté de nous "endormir" progressivement, pour mieux nous surprendre. Ce n'est pas nouveau, mais j'ai rarement autant accroché à l'intrigue.

MT On cherche, on rame, et on est irrémédiablement surpris par le dénouement ! Et j'ai particulièrement aimé le dernier évènement, aussi cruel que sensationnel. Pour vous qui l'avez lu, je parle du chapitre 75 (chapitre magnifique d'ailleurs), et de l'évènement qui y est relaté.

MT En bref, Maxime Chattam entre avec succès dans ma liste des auteurs lus, et il est certain que je vais continuer cette découverte très bientôt. Peut-être avec le second tome ?!

MT Voici une lecture commune avec Alexielle, cacahuète, Flof, lagrandestef, Meli et Setsuka. Je m'excuse pour le retard, surtout que c'est moi qui avais lancé celle-ci. Mais je suis ravi du succès qu'elle a pu avoir. Partant pour le deuxième tome ? =)

A venir :

-Trilogie du mal, tome 2: In ténébris
-Trilogie du mal, tome 3: Maléfices

jeudi 22 avril 2010

Millénium, tome 3 de Stieg Larsson

Ainsi se termine la saga Millénium, véritable drogue littéraire. Voici donc le troisième et dernier tome, La reine dans son palais de courants d'air.



Le résumé :

(Attention, nombreux spoils si vous n'avez pas lu les précédents tomes.)

Lisbeth sort d'une situation dramatique, elle a bien failli y laisser sa peau. Elle est vivante, mais à l'hôpital, et dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est d'autant plus qye pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en isolement par la police. Un ennui de taille, son père, qui la hait et qu'elle a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur état qu'elle...

Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté. Et ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer ceux qui les gênent ou qui savent.

Côté forces du bien, on peut compter sur Mikael Blomkvist qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur les secrets d'état qui pourraient, par la même occasion, la blanchir à jamais. Mais peut-il encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en chef d'une publication concurrente ?...

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver Lisbeth et Mikael, deux héros d'une nouvelle aventure plus périlleuse que jamais !

Tout d'abord, je crois que l'intrigue se tourne définitivement vers Lisbeth, Mikael n'étant qu'un atout majeur pour cette dernière. Toujours aussi écorchée vive et révoltée, toujours suspectée d'ailleurs, elle va s'avérer plus maline et habile qu'on ne l'aurai cru.
Je suis fasciné par cette jeune femme.

Le danger rôde, les ennemis guettent, et Mikael peine à extirper Lisbeth de cette situation. Je les ai trouvé plus intéressants, Larsson met plus en valeur certaines qualités, et défauts, de leur personnalité. Au contraire, Erika a commencé à me taper sur les nerfs. Je n'aimais pas toujours son comportement.

L'écriture reste entrainante, bien qu'à nouveau assez dense. Encore une bonne dose d'informations, entrainant parfois des longueurs dans le récit. Mais ça ne représente rien à côté de l'admirable talent de l'auteur. Ce troisième tome, meilleur que le deuxième, prend tout de même d'autres proportions que les précédents, et définitivement, mon préféré restera le premier.
J'ai lu ce tome durant les vacances, et mon intérêt était tel que je me suis privé du feu d'artifice du 14 juillet, préférant rester épauler Lisbeth. Il faut dire que j'étais au milieu d'une terrible scène ! ^^

Je remercie encore ce monsieur, Stieg Larsson, pour les agréables moments de lecture qu'il m'a fait passer. Cette trilogie restera un excellent souvenir pour moi.

Si cela vous intéresse :
- Millénium, tome 1
- Millénium, tome 2
- Millénium, l'adaptation

vendredi 16 avril 2010

Robe de marié de Pierre Lemaitre


Le résumé :

Nul n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s'accumulent puis tout s'accélère.
Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir.
Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape...

Mon avis :

Le récit est divisé en quatre parties. On a une alternance entre le point de vue des personnages et la retranscription du journal d'un personnage. C'est le cas de la deuxième partie. Et c'est a partir de cette partie que mon intérêt s'est envolé en fumée.

Pourtant, tout commençait bien. Le début est alléchant, haletant. On suit Sophie dans sa fuite, elle qui devient bientôt la criminelle la plus recherchée de France. Mais son état m'a attendrit en fait. Je l'encourageais, tout en essayant de comprendre les causes de cette folie, s'il en existait.
Et on découvre rapidement qu'il en existe. Au moment où on découvre le journal de Frantz. Mais qui est Frantz ? Comment interpréter ce qu'il y décrit ? On commence à comprendre beaucoup de choses, on commence aussi à s'ennuyer.

L'histoire est parfaitement bien ficelée, mais peut-être mal amenée. Il y a d'ailleurs quelques passages que j'ai du relire plusieurs fois. J'ai trouvé cela maladroit. Ou bien trop talentueux pour moi. En tout cas, on voit que l'auteur est capable de s'adapter aux situations. L'écriture convient chaque fois. On entame l'intrigue avec une écriture fluide et mystérieuse. La rédaction du journal est simple. Et la fin est plus appliquée.

Mais au final, mon ressenti reste mitigé. C'est loin d'être un coup de coeur pour moi. Je me demande même si j'ai envie de le conseiller à certaines personnes. La fin est lourde, presque pas digne d'un thriller. Ca reste sympa à lire, à découvrir, mais le souvenir de ce livre s'estompera sûrement bientôt dans mon cas.

C'était une lecture commune avec plein de gens qui comme moi ont écrit des choses sur ce livre et c'est par ici: alexielle, Ana76, Belledenuit, Cacahuète, Calypso, Chaplum, Clara, Cynthia, Deliregirl, Jennifer, Kactusss, Lasardine, Livresque, Lagrandestef, Leyla, Mélo, Mrs Pepys, Valunivers et Véro.

Désolé encore pour le retard, la prochaine fois, je lirai le livre 3 mois à l'avance, ça vaut mieux.

jeudi 15 avril 2010

Millénium, tome 2 de Stieg Larsson

Je continue de vous parler de la saga de Stieg Larsson, avec ce second tome intitulé La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (joyeux, n'est-ce pas ?).



Le résumé :

Tandis que Lisbeth Salander coule des jours supposés paisibles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité et victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est.
Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas recommandé à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé...

Mon avis :

On retrouve nos personnages préférés pour une enquête plus dangereuse encore.

Et le ton est donné. Larsson passe à autre chose. Beaucoup plus de violence, les corps s'enchainent. On sent une certaine impuissance chez les personnages principaux. Les pistes se brouillent. L'enquête stagne. Les crimes continuent.

L'action est plus centrée sur Lisbeth, et on en apprend un peu plus sur ce fascinant personnage. Malheureusement, elle aussi cache de lourds secrets, qui ne l'aideront pas forcément dans sa quête de la vérité. Cette fois, c'est Mikael, redevable, qui va lui apporter son aide. Et tous deux vont découvrir plus atroce encore que ce qu'ils n'avaient osé imaginer.

J'admire toujours autant Larsson, qui nous plonge dans des intrigues toujours plus passionnantes, avec un visible investissement de sa part, qui rend la lecture plus instructive encore. Même si parfois, quelques longueurs me sortaient temporairement de l'histoire.

J'ai tout de même préféré la "modeste" enquête du premier tome, même si ce coup ci, on est vraiment plongé plus loin encore dans l'horreur humaine.

Pour aller un peu plus loin :
-Millénium, l'adaptation

jeudi 8 avril 2010

Millénium, tome 1 de Stieg Larsson

Il serait temps de répertorier ce grand succès dans mon blog. Donc voila, aujourd'hui je vous parle du premier tome de la célèbre saga de Stieg Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.



Le résumé :

Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis-clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre le dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire...

Mon avis :

Il est tout d'abord difficile d'entrer dans le récit. On sent que l'auteur est documenté, ou du moins un très bon journaliste, et on a droit a une bonne platrée d'informations économiques et politiques. Si je précise cela, c'est qu'il faut à tout prix passer outre si, comme moi, ça paraît barbant. Car la suite est géniale.

Tout d'abord, j'apprécie l'effort du romancier, qui s'investit pleinement dans son travail. Une intrigue très bien construit, une alternance entre enquête et relation entre les personnages, sans nous lasser. Et même des plans des lieux, chose qu'on ne voit, que je n'ai vu en tout cas, que dans les romans fantasy. Bref, ça nous donne envie d'aller jusqu'au bout quoiqu'il arrive, de percer cet étrange mystère.

Et si ce n'était que cela ! Sauf que les personnages sont très attachants (j'adore Mikael, j'adore Lisbeth, j'adore Erika ^^), les descriptions donnent envie de voyager, l'intrigue d'enquêter. D'ailleurs on enquête, on enquête. Jusqu'à un dénouement époustouflant, peut-être pas tant que ça étant donné que j'avais deviné les grandes lignes. Mais on reste tout de même scotchés.

Un grand bravo à ce monsieur malheureusement décédé en 2004, qui n'aura jamais eu la chance de profiter du succès de ses romans, ni de nous écrire une suite à cette trilogie.

Pour aller un peu plus loin :
- Millénium, tome 2
- Millénium, tome 3
- Millénium, l'adaptation.

dimanche 28 mars 2010

La mémoire assassine de Simone Van Der Vlugt


Le résumé :

Apreès une longue dépression, Sabine retrouve son poste de secrétaire dans une banque internationale. Lorsqu'elle apprend qu'une réunion des anciens élèves de son lycée est organisée, elle repense à l'année de ses quinze ans et à ce fameux printemps où Isabel, qui avait été sa grande amie à l'école primaire, a disparu un jour, sans laisser de trace.
Aujourd'hui, neuf ans plus tard, les souvenirs longtemps enfouis commencent à refaire surface. Sabine a le sentiment vague d'en savoir plus qu'elle ne le croyait.
Pourquoi a-t-elle effacé cette journée de sa mémoire ? A-t-elle été témoin de la disparition d'Isabel et serait-il dangereux de se souvenir ?

Mon avis :

Bon, je vais être bref.
J'ai trouvé cela assez mal écrit. Quelques confusions.
Les personnages sont plutôt inintéressants, à mon avis.
Heureusement, l'intrigue est pas mal, et a piqué ma curiosité. J'ai d'ailleurs été très surpris par le dénouement. Oui mais voila. C'est mal amené ! C'est plat, il n'y a pas de mise en scène qui rende le récit extra.
Je suis franchement déçu.

Voila une quatrième déception d'affilée côté thrillers. Fin mars n'est pas riche en révélations pour moi. Je suis découragé :(

jeudi 18 mars 2010

Pas de berceuse pour Fanny de Sophie Hannah

Un livre que j'avais repéré voila quelques temps, et malgré un avis peu élogieux de Sophie, que j'ai acheté et lu en début de semaine.
Alors, m'a-t-il plu ?

Le résumé :

Alice Fancourt, nouvelle maman, ne s'est pas absentée longtemps. Deux heures, peut-être trois. Pourtant, à son retour, elle en est sûre, le bébé qui dors dans le berceau n'est pas le sien. Elle s'en prend à son mari, qui était censé surveiller Fanny. Bien sûr, personne ne la croit. Elle passe pour folle, on se rappelle tout à coup de sa déprime d'il y a quelques années. N'est-elle pas en train de rechuter ? Allons, un échange de bébés, n'importe quoi !
Pourtant, Alice le sait: elle n'est pas folle. Et elle a bien l'intention de découvrir la vérité.

Mon avis :

J'en ai franchement marre de me faire manipuler d'un roman à l'autre (rires)
Le roman est constitué de deux récits: l'un à la première personne, nous laissant découvrir le calvaire d'Alice, le second une semaine plus tard, du point de vue d'un policier. C'est original même si on pourraît croire l'histoire compliquée à suivre, avec ces deux récits enchâssés, chamboulant les repères spatio-temporels. Mais non, ça passe tout seul. Là n'est pas le défaut. Car effectivement il y a un truc qui cloche.

Tout d'abord, je m'attendais à de l'action. Mais le livre est plat. La romancière a préféré se pencher sur la cauchemar subit par la pauvre maman. Pas de danger donc, on a surtout l'image d'une femme qui subit des supplices exigés par son mari. Une sorte de chantage. Sans rien faire.
Ensuite, la fin. Héhé, l'auteur a voulu faire basculer le roman entier par un coup de théâtre mais finalement, j'aurai préféré un thriller classique, un thriller à la Harlan Coben. Ce n'est pas crédible, c'est illogique. Et franchement décevant.

Je ne le conseille pas, mais je ne le dénigre pas du tout hein. Libre à vous de le lire, ça reste pas mal, mais à moi, et à Sophie aussi d'ailleurs, ça ne nous a pas plu. La prochaine fois, je suivrais ses conseils.

jeudi 11 mars 2010

Level 26 d'Anthony Zuiker

Livre évènement du créateur, scénariste et producteur des Experts, Anthony Zuiker.
Dans une interview, l'auteur dit se lâcher dans son roman, étant donné la censure exigée pour la série la plus regardée au monde. Voyons voir...



Synopsis :

Les forces de l'ordre classent les meurtriers sur une échelle de 1 à 25, qui va de l'opportuniste naïf jusqu'au tueur sadique, organisé et calculateur.
Ce que presque personne ne sait, c'est qu'une nouvelle catégorie de meurtrier est en passe d'apparaître. Un seul homme y correspond.

Sa cible : n'importe qui.
Son mode opérateur : n'importe lequel.
Son surnom : Sqweegel.
Sa classification : NIVEAU 26.

Mon avis :

L'auteur instaure une idée originale mais que je n'accroche pas. Il donne au lecteur la possibilité de visionner des séquences réalisées par lui-même, complétant en quelque sorte le roman. Moi, je ne les ai pas regardées tout de suite et ça ne m'a pas dérangé. Donc si ça ne vous plait pas, pas de panique.

Perso, je trouve que ça dénaturise le roman. Si j'ai commencé un roman, avec mes personnages, mes lieux d'actions, je me vois mal chambouler mon imagination à cause d'une séquence de 3 min. Je suis persuadé que ça m'aurait dérangé. En plus de cela, je ne les trouve pas spécialement super. Bref, là n'est pas la question.

La mise en place de l'intrigue est pénible. Après une scène qui fait démarrer le roman à cent à l'heure, le rythme retombe. Si le style n'était pas aussi vif, les chapitres aussi courts, et ma curiosité aussi piquée, je ne l'aurais pas fini aussi rapidement. Mais j'avais confiance en l'auteur et passée la moitié c'est parti.

Au final, ce n'est pas super original, mais relativement prenant. Le méchant n'est pas si terrifiant que ça mais j'adore son costume, et ses manières. Et son nom ! La fin n'est pas décevante. Mais on n'en sort avec une drôle d'impression, comme si on venait de terminer quelque chose a mi-chemin entre le roman et le scénario. Quelque chose de pas tout à fait accompli.

Mais c'est une bonne découverte, et je crois que le deuxième tome sera même beaucoup mieux (en rappelant que c'est le premier tome d'une trilogie).

Ma note : 4/5

La saga :
- Level 26, tome 1 d'Anthony Zuiker
- Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d'Anthony Zuiker

mardi 9 mars 2010

Trois jours avant Noël de Mary et Carol Higgins Clark

La première association de la mère avec sa fille. Livre dans lequel elle regroupe leurs héroïnes préférées, Alvirah Meehan pour la première et Regan Reilly pour la seconde.



Le résumé :



22 décembre. Les préparatifs de Noël sont en cours. Malheureusement, la famille Reilly, qui avait prévue de partir au soleil, voit leurs plans bouleversés par l'hospitalisation de Nora, la mère de la célèbre détective, Regan Reilly. Ce n'est pas grave, la vie suit son cours, et Luke se rend à une funéraille importante, en tant que patron. Mais, à nouveau, cela ne se passe pas comme prévu. Aux cotés de sa secrétaire Rosita, il est kidnappé par des ravisseurs aussi organisés qu'imprévisibles.

Ainsi, Regan, à la recherche de son père, croise la route d'Alvirah Meehan. Les deux femmes s'allieront coûte que coûte afin de retrouver les otages, quitte à payer l'énorme somme qu'ils demandent.



Mon avis :



J'avais besoin de fraicheur ce week-end, pendant l'organisation d'une petite fête. Besoin d'un livre ne demandant pas de réflexion. Touché !



Pas de grande intrigue bien ficelée, ni de truands immondes, ici le récit se divise en parfois six parties afin de suivre le cheminement d'une multitude de personnages, qui trouvent toujours leur place dans le dénouement final. Ainsi se retrouve-t-on aussi souvent dans la tête des ravisseurs que dans l'esprit des enquêteurs.

Ceci contribue à une intrigue fluide et sans prise de tête, étant donné que l'on connait l'identité des méchants, des gentils, et des témoins. Et justement, le fait de suivre tous les personnages facilitent grandement la réflexion et au bout de cinquante pages, on connaît déja la fin.

Autre point, pas de cadavres. Cela facilite évidement l'accès à un large public.



C'est tout. Après, je considère cette lecture comme décompressante. L'écriture est banale, mais sans fausse note, les personnages sont soignés, et l'intrigue est plutôt déja vue. Vous connaissez sûrement le concept des otages qui passent des messages codés. Voila où ce genre de récit nous emmène.



Bref, idéal pour un bon petit moment, loin des soucis du quotidien.



Ma note : 8.4/10
Facebook