Présentation

Je suis Mystix, âgé de 18 ans et j'habite dans le Val d'Oise.

Mon blog n'a que deux objectifs. Le premier est de partager mes lectures. Rappelez-vous que mes avis ne sont que personnels, ce qui n’empêche pas la discussion, en commentaire par exemple ! Et si par hasard je vous fais découvrir, ou vous donne envie de lire romans, BD ou mangas, alors le deuxième but sera atteint..

Bon voyage dans mon univers.

Mystix

vendredi 27 janvier 2012

"Skeleton Creek, T2: Engrenage" de Patrick Carman


LU :
du 20 au 21 janvier 2012


PRÉCISIONS :
Éditions : Bayard Jeunesse
211 pages
2011
VO: Ghost In The Machine – Ryan’s Journal [2009]


DESCRIPTIF :

Voilà ce qui arrive quand on est trop curieux.
Sarah et moi avons voulu percer les mystères de notre ville. A tout prix. Et nous nous sommes fait piéger. Car les secrets enfouis dans Skeleton Creek sont plus sombres qu’ils ne le paraissent au premier abord.
Pièce après pièce, je tente de reconstituer le puzzle du passé. Il y a la drague, le fantôme de Joe Bush, il y a une société secrète, l’alchimiste, mon père… Tout est lié. Tout est dangereux. Tout est écrit dans mon journal.
Sarah, elle, prend de plus en plus de risques. Caméra à l’épaule, elle s’introduit partout ; elle n’ignore pourtant pas que quelqu’un – vivant ou mort – nous observe. Chacun de ses films est plus terrifiant que le précédent.
Mais, nous le savons tous les deux, rien ne nous fera renoncer à découvrir ce que cachent les habitants de Skeleton Creek.
Lisez mon journal. Regardez les vidéos. Menez l’enquête.

AVIS EXPRESS :

Directement à la suite du premier tome, on est directement plongé dans l’action. Les réponses arrivent rapidement, ça intrigue, et à tout âge on se laisse prendre au jeu, sans compter que les vidéos sont un peu plus sinistres, l’écriture un peu plus mature, et le tout donc bien moins superficiel.
Une lecture très rapide, certes assez contraignante, mais qui permet de passer un bon moment.

VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS :

Rappelez-vous ! Le premier tome se terminait sur une vidéo relativement inquiétante. Bien évidemment, le support du journal intime ne permettant toujours pas d’instaurer un suspense très important dans certaines situations (le narrateur ne va pas s’amuser à écrire en pleine poursuite effrénée), on reste sur le système de la vidéo diffusée en direct sur internet. Et on reprend donc la même vidéo, prolongée, pour entamer ce tome.

Et le tout se poursuit, de manière bien moins creuse, plus consistante. Autant de la forme que dans le fond :
Les vidéos se font plus inquiétantes, de longues scènes dans l’obscurité, qui nous forcent contre notre gré à guetter les bruits, les éventuelles apparitions... Le journal ne présente plus de situation absurde comme le fait de devoir se dépêcher, mais de prendre le temps d’écrire, histoire de mettre un peu de suspense. Non, à part la rédaction à deux de la fin, qu’on pardonne rapidement, on est toujours dans quelque chose de crédible.

Et dans l’histoire aussi ! Plus d’une fois on se demande où l’auteur nous emmène, mais, bien qu’un peu exagéré, le tout est finalement très convenable. Là où le premier tome ne faisait que planter des mystères, aborder certains thèmes sans s’y enfoncer, cette suite satisfait toutes les attentes. On a même le droit cette fois à un peu d’histoire et de chimie, et à de jolies références littéraires. On en apprend sur quelques hommes célèbres (dont Newton), on a plus d’explications sur l’alchimie, et on a également droit à des clins d’œil, via les codes fournis par Sarah, toujours plaisants à remarquer.

Cependant, bien que ce livre se lise très rapidement, il faut admettre qu’il y a tout de même quelques longueurs, quelques passages ennuyeux, voire sans intérêt. Cela dit, on peut toujours mettre cela sur la crédibilité du journal, après tout Ryan n’est pas censé savoir à l’avance quels éléments de son quotidien sont importants. Et, comme pour le premier tome, ce livre se fait prendre à son propre concept, puisqu’il faut bien être certain de pouvoir aller voir les vidéos. Bien heureux sera le possesseur de Smart Phone, ou d’un ordi personnel. Mais pour un roman jeunesse, même si les jeunes ont un accès de plus en plus libre à internet, avouons que c’est dommage.

NOTE : 4/5

LE LIVRE ET LA SAGA :

- Skeleton Creek, Tome 1 : Psychose
-> Skeleton Creek, Tome 2 : Engrenage
- Skeleton Creek, Tome 3 : Le Crâne
- Skeleton Creek, Tome 4 : Le Corbeau

lundi 16 janvier 2012

"Si je reste" de Gayle Forman


LU :
du 14 au 16 janvier 2012


PRÉCISIONS :
Éditions Oh!
220 pages
2009
VO : If I stay [2008]


DESCRIPTIF :

Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis...

Et puis vient l'accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d'abord, elle entend tout ce qu'on dit autour de son lit d'hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C'est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.

AVIS EXPRESS :

Un roman très court, trop court, qui ne m'a pas touché comme prévu, malgré une écriture intéressante. Des thèmes survolés, d'autres au contraire abordés à toutes les pages, une héroïne un peu transparente, et surtout beaucoup trop de flash-back et trop peu de moments intimes dans la chambre, voilà ce que je retiendrai. Un thème de départ plein de potentiel, mais mal développé.

VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS ?

Je développe.

Ce roman, du moins mon édition, comme écrit plus haut fait un peu plus de 200 pages. Ça se lit très vite. Et c'est tout simplement un inconvénient. On n'a aucunement le temps de s'attacher plus que ça à Mia. On n'a pas le temps de réfléchir plus intensément aux situations. J'attendais beaucoup d'émotions, et une montée en puissance au fur et à mesure que les 24h s'écoulent. Il n'y en a que quelques touches, et une fin réussie. Quant aux 24h, justement, elles passent bien trop vite.

Comme je l'ai dit, pourtant, il y a plein de belles choses dans l'écriture de Gayle Forman. Des effets de style intéressants, des passages vraiment très jolis. Mais au service d'un mauvais développement, c'est du gâchis.

Un très gros point fort, c'est la musique. On en a partout. Les parents, le petit-ami, une starlette dans l'hôpital, et bien sûr Mia qui joue du violoncelle. C'est une grande force, on ressent toute la passion des personnages, surtout de l'héroïne. Et c'est plein de références, c'est vraiment plaisant à lire.

Passons à ce qui m'a le plus déplu : on cache le manque d'idée avec une tonne de flash-back. Je suis sans doute dur, mais le ratio de temps passé dans la chambre et dans les souvenirs et bien trop petit. Il est où le questionnement sur le deuil, si tout est dans des souvenirs dignes d'un conte de fée ? J'aurais aimé des scènes de contemplation, des aveux, du recueillement, auprès du corps de Mia. Pas ces visites expédiées, avec quelques mots glissés. Cela dit, le grand-père est le plus touchant des visiteurs, selon moi.

Non, au lieu de ça, on reprend la vie de Mia avant l'accident, et dans le désordre. Ça ne m'a pas déplu, après tous les souvenirs ne nous reviennent pas comme une biographie chronologique. Et je ne dis pas qu'il y en avait trop, c'est très bien de savoir tout ça sur l'héroïne, c'est juste que ça prend le pas sur le présent, qui est mal exploité.

Pour finir, mention spéciale au thème, qui est au final la chose la plus originale de ce roman, même si l'accumulation de clichés ne me dérange pas plus que ça. Pourtant, j'aurais aimé ne pas avoir lu le synopsis, puisque cette théorie n'est pas précisément expliquée dans le roman, c'est comme si on était déjà censé le savoir, ou comme si le résumé et le roman se complétaient.

Et puis, la vie de Mia est fabuleuse, avant l'accident, c'est un choix étrange de la part de Gayle Forman de planter son livre dans la vie d'une ado heureuse. D'un côté tout l'amour de ses proches, des preuves incroyables, de l'autre une tragédie, certes immense, mais..

J'ai peut-être été dur, je voulais surtout être clair à propos de ce que j'ai aimé ou non, étant donné le grand succès de ce livre. Mais au final, voilà pour moi, vite lu, vite oublié.

NOTE : 2/5

LE LIVRE ET MOI

C'est surtout le grand succès du livre qui m'a donné envie de le lire. Et c'est ce grand succès qui m'a donné cette déception, en fait. Désagréable impression d'être passé à côté.

Je tenterai tout de même de lire la suite.

LE LIVRE ET LE MONDE :

Pas de prix, mais déjà des droits d'adaptation achetés.

Réalisateur brésilien méconnu : Heitor Dhalia. Qui pourrait en faire quelque chose de très bien.

EXTRAIT :

« Je me rends compte maintenant que c'est facile de mourir. C'est vivre qui est difficile. »

jeudi 15 décembre 2011

Les visages de Jesse Kellerman



LU :
du 13 au 23 juillet 2011


PRÉCISIONS :
Éditions Point Deux
772 pages
2011
VO : The Genius [2008]


DESCRIPTIF :

Je m'appelle Ethan Muller, je suis galeriste et je vis à New York.
Ma prochaine acquisition : l'œuvre d'un artiste anonyme.
Un génie. Et peut-être bien, aussi, un fou sanguinaire.

AVIS EXPRESS :

J’ai été très intéressé par toute cette histoire, malgré le rythme particulièrement lent de l’intrigue notamment pendant les interludes, et la notation très trompeuse de ‘Thriller’ que l’on peut trouver sur la couverture et la plupart des sites Internet ! L’enquête d’Ethan Muller est assez prenante, et les interludes sont assez intrigants. De plus, les personnages ne sont pas délaissés pour autant puisqu’on a le droit, pour notre grand plaisir, a un paquet de détails sur chacun. En fait, il y a un certain rythme qui nous entraine, et le style de l’écrivain n’y est pas étranger. Malheureusement, la fin est plus lourde qu’autre chose, riche en révélations, mais surtout en une narration pesante, qui prend totalement le pas sur les dialogues et péripéties et bouscule légèrement l’équilibre du roman. Malgré ça, la fin est assez sympathique, prouvant que Kellerman aura pensé au moindre détail, et termine une histoire un peu soporifique, mais qui aura su tromper et dérouter le lecteur aux bons moments.

VRAIMENT ? VOUS VOULEZ DES DÉTAILS ?

Ce roman est écrit à la manière d'un témoignage, dont l'auteur serait donc le narrateur Ethan Muller. Rapidement se forme une alternance entre cette narration formée de 22 chapitres et 8 interludes sur la lignée Muller depuis 1847. Ces derniers constituant 1/3 du roman, on se demande rapidement le lien avec toute l'histoire.

Il est certain que ces interludes ne charmeront pas la majorité d’entre vous. Tantôt instructifs, tantôt si divergents du reste de l’histoire qu’on cherche en vain le rapport, ils composent régulièrement d’assez peu agréables parenthèses. Et, de manière encore plus regrettable, tous ne prennent pas vraiment leur sens avec la fin du roman. Rassurez-vous, c’est l’accro aux purs thrillers qui parle, je m’avancerai même à dire que ce sont ces petites escapades dans le passé qui rapprochent le plus cet ouvrage du roman que du thriller qu’on nous promet…

A côté de ça, il y a ce que je classerais grossièrement dans les points positifs. Le style de l’auteur, qui nous embarque assez rapidement dans l’aventure avec sa manière d’aborder le roman (voire extrait). Et les personnages. Ne crions tout de même pas au génie, Jesse Kellerman n’est sans doute pas assez impertinent pour désigner quelqu’un d’autre que le Victor Cracke qu’il dépeint dans son titre original, mais c’est suffisamment rare pour qu’on se permette de le signaler. Voilà donc quelque chose qui m’aura plu, le romancier accorde beaucoup d’attention à ses personnages, d’abord Ethan dont on ne nous cache rien de ses relations sexuelles, familiales, etc., puis ce fameux Victor Cracke qui devient de plus en plus intriguant au fil des pages. Lisez donc pour comprendre, hé, je ne vais pas tout vous raconter !

Un petit détail, pour ceux qui auront lu jusqu’ici, Victor Cracke est l’artiste dont il est question. Je ne révèle rien, son nom apparaît dès le début. Disons juste que ça me permet d’enchainer sur un autre point fort de ce roman : il est imprévisible. L’intrigue nous perd souvent dans quelques histoires parallèles aussi importantes que distrayantes de l’affaire principale, et ça ne fait que renforcer le doute. Qui est ce Victor Cracke ? Est-ce vraiment l’auteur de l’œuvre ? Et où va-t-il débusquer les modèles à ces étranges dessins ?

Un mot sur la fin en elle-même. Elle a beau être assez pénible pour une succession de révélations et surprises en chaine, elle prouve surtout que l’écrivain possède un sens certain de la narration, semant des détails qui prennent leur sens, montrant que les étrangetés sont bel et bien pensées d’avance, et que tout se relie avec une précision presque déconcertante. Bon courage pour dénicher des incohérences dans ce formidable travail.

Je finis sur quelque chose qui me tient à cœur, et que vous aurez peut-être compris en parcourant ces lignes… NE VOUS FIEZ PAS A LA COUVERTURE ! C’est parfois une bonne chose, en l’occurrence ici on tombe de haut. Si vous êtes un psychopathe, et que vous imaginez que le titre Les Visages cache une histoire assez sanglante, morbide, voire fantastique (qui sait ?), laissez tomber ! (Par contre, vous en trouverez des pas mauvaises en vous baladant sur ce blog). Si vous avez une envie de thriller, riche en tension ou en suspense insoutenable, ce livre n’est pas pour tout de suite ! Pour plus tard, peut-être, car je pense quand même que c’est un roman policier qui mérite d’être lu, qu’il mérite raisonnablement le bruit qu’il a fait. Il restera longtemps dans ma mémoire.

NOTE : 4/5

LE LIVRE ET MOI

J’avoue avoir surtout été charmé par la couverture, et le titre qui l’accompagne. Ce n’est pas pour autant que l’envie de sauter dessus m’est venue. Mais l’occasion s’est présentée par ce Partenariat entre Livraddict et les Éditions Point Deux, que je remercie, autant pour le partenariat en question que pour leur patience (je suis très très … très en retard, et je m’en excuse infiniment).

Cela aura aussi été mon premier livre de ces éditions, et je dois avouer que (hormis le prix un peu élevé) je suis charmé. J’appréhendais ces pages très fines, ce format si réduit, au final j’ai eu du plaisir à le tenir en main (bon ok, il faut s’habituer mais ensuite c’est chouette) j’ai eu la chance de le tester dans une période qui m’a fait beaucoup voyager (ça rentre dans la poche, c’est génial !!) et je trouve donc l’idée vraiment intéressante. L’expérience est quand même à retenter, car pour l’instant je préfère quand même le format standard…

LE LIVRE ET LE MONDE :

Ce roman a réussi le Grand Prix des lectrices de Elle 2010 et a été élu Meilleur thriller de l’année par le Guardian.

EXTRAIT :

« Et merde. Je m’étais promis de faire un effort pour ne pas parler comme un sale con prétentieux. Il faut que je fasse plus roman noir ; en tout cas j’aimerais bien. Mais je ne crois pas que ce soit mon truc. D’écrire par petites phrases hachées. D’employer des métaphores graveleuses pour décrire des blondes sensuelles. [...] Je n’y arrive pas, alors pourquoi me forcer ?
Nous n’avons chacun qu’une histoire à raconter et nous devons le faire comme ça nous vient naturellement. Je ne porte pas de flingue ; je ne suis pas coutumier des bagarres ou des courses-poursuites en voiture. Tout ce que je peux faire, c’est dire la vérité, et, en vérité, je suis peut-être bien un sale con prétentieux. Peu importe. Je n’en mourrai pas. »


Ce passage appartient aux sept premiers paragraphes du livre, qui ressemble assez à un prologue. C’est la première tromperie, car à vrai dire, nous sommes déjà dans l’action. Je trouve que c’est une manière formidable de plonger directement le lecteur dans le vif du sujet. De plus, il illustre assez bien une idée dont j’ai beaucoup parlé avant qui est l’écart certain entre ce roman et l’idée générale qu’on se fait d’un thriller. L’auteur le dit lui-même ! Pas de courses-poursuites, de truands et de flics pourris. Vous êtes prévenus.
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