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Mystix Thrillers devient...

Pensées Critiques !

Mon nouveau blog, aidé par un ami, qui rassemble à présent mes autres passions !

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vendredi 22 avril 2011

Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d'Anthony E. Zuiker



Lu : du 19 au 21 avril 2011

Précisions :
Editions Michel Lafon
2010
367 pages

Synopsis :

Les forces de l'ordre classent les meurtriers sur une échelle de 1 à 25, qui va de l'opportuniste naïf jusqu'au tueur sadique, organisé et calculateur.
Ce que presque personne ne sait, c'est qu'une nouvelle catégorie de meurtrier est apparue. Et qu'un seul homme est capable de les arrêter.

Ses cibles : les tueurs de niveau 26.
Ses méthodes : n'importe lesquelles.
Son nom : Steve Dark.

Mon avis :

J'ai mis ce synopsis pour éviter tout spoil inutile, même infime. Et parce que je trouve vraiment classe cette présentation, qui rejoint celle du premier tome.

Ce tome est plus penché sur Steve Dark, comme le laisse entendre le synopsis. On le suit 5 ans après l'affaire Sqweegel (il va me manquer celui-là), dans une nouvelle poursuite. En effet, les meurtres s'accélèrent sur le territoire américain, présentant tous un certain point commun, et l'ancien agent va se voir presque contraint de reprendre du service et cavaler après ce nouveau Level 26.

Il paraît au premier abord vraiment moins dangereux, et plus crédible. Car effectivement, il n'y a plus cette originalité dans les manières. Celles de Sqweegel, qui était quand même très très surprenantes. Ici, des meurtres "ordinaires", suivant un modus operandi précis, et nous forçant bien évidement à nous interroger sur l'identité du tueur.

Et j'en viens au premier point négatif. Beaucoup, beaucoup trop prévisible. Surtout qu'on a souvent une longueur d'avance sur le héros puisqu'on a un point de vue omniscient, des jolies images et l'accès à des vidéos, pour garder le principe du premier.

Ces vidéos ne complètent pas l'écriture de la même manière que le premier. On suit tout le long une scène du livre qui n'est écrite qu'en un chapitre. Rappelons qu'un chapitre prend au max 5 pages ! Mais j'ai trouvé cette reproduction bancale, pas tout à fait en accord avec le roman. Et puis elle sert surtout à se concentrer un peu plus sur Dark, son passé, son parcours jusqu'ici. Rien d'impératif donc. Vous n'êtes pas obligés de les regarder !

Les chapitres, je l'ai dit, sont toujours aussi courts, avec une petite indication sur le lieu (on voyage beaucoup !) et juste la description de la scène. Ce qui rappelle toujours la construction d'un film. On ne suit pas les personnages entre chaque moment clé, on va droit au but.

Des personnages, on en suit environ 5. Et pas forcément Dark plus souvent, ce qui est surprenant. Ils ne sont pas très recherchés, entre le connard de chef et le journaliste avide d'infos.. Mais complètent plutôt bien l'histoire, et là est le talent de l'auteur. Seul Dark est réellement approfondi, notamment grâce aux vidéos. Et puis, ça aide de le connaître déjà.

Et justement, ça m'a un peu gonflé de le voir réussir tout tout seul. A part la fin, qui laisse son (petit) moment de gloire à un autre personnage, on sent vraiment que "Dark il est trop fort, et les autres c'est de la merde". N'abusons rien. Il a juste eu de la chance ! Moi même, j'aurai très bien pu aller à Venice Beach et comprendre tout ça ^^ (et du premier coup, na!)

En bref, écriture fluide (qui m'a donné l'air dont j'avais besoin au milieu d'un gros roman), toujours agréable à lire, qui nous propose allégrement de jolies descriptions sanglantes, sans prise de tête, et comme je l'espérais, plus intéressant globalement que le premier.

Ma note : 5/5

La saga :
- Level 26, tome 1 d'Anthony Zuiker
- Level 26, tome 2 : Dark Prophecy d'Anthony Zuiker

lundi 11 avril 2011

Sondage #1

Il y a deux semaines, je lançai un petit sondage histoire de vous faire participer un peu à mon blog. Pour ceux qui l'auraient loupé (ou n'auraient pas compris :D ) je vous proposai 5 titres que je comptais lire prochainement. Vous deviez voter pour l'un d'eux, pour me le faire lire plus rapidement.

Voici pour les résultats, pardonnez mon erreur, la deuxième proposition était "La mémoire fantôme"...


Ainsi donc, c'est Level 26, tome 2 qui gagne. Je m'y met donc dans très peu de temps et vous donne rendez-vous le 20 avril pour mon avis et sans doute un nouveau sondage !
Merci !

Mystix

mardi 5 avril 2011

La couleur de la haine de Malorie Blackman


Lu : du 30 déc 2010 au 17 janv 2011

Précisions :
Editions Milan (Macadam)
2006
390 pages
VO: Knife Edge

Synopsis :

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.

Noirs et blancs ne se mélangent pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfant de l'amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir sons camp et sa couleur. Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse... celle de la haine.

Mon avis :

Ce tome avait tout pour plaire. Après une excellente découverte de Malorie Blackman dans Entre chiens et loups, je me suis dit que ça volait encore très haut, que j'allai être tout autant charmé et touché par cette histoire. Puisque ce sont évidement les mêmes personnages, dans le même monde cruel.

Bah non. Certaines parties m'ont bien plu, en particulier le début, puisque ça commence très bien ! Très intéressant, il nous surprend beaucoup. Mais peu à peu ça se dégrade, et j'ai bel et bien été ennuyé pendant une bonne partie de ma lecture.

D'abord, le procédé de l'alternance n'est plus utilisé pareil. Cela complétait l'histoire en précisant les pensées des deux protagonistes. Ici, les personnages sont moins proches l'un de l'autre et ne se croisent que très rarement. Alors au lieu de changer de point de vue, on est baladé d'un bout à l'autre de la ville.

Les déboires de Sephy avec sa fille ne m'ont pas touché. Bien trop pathétiques. Seuls les chapitres de Judd tiennent en haleine, et donnent envie de continuer. Et encore, tout cela est plutôt attendu, tout comme l'histoire de Minerva et son métier de journalisme. Quoique j'ai eu une bonne surprise vers la fin.

Alors peut-être qu'il n'y a plus cette découverte du monde de la romancière, l'univers des Primas et des Nihils. Peut-être que l'intrigue perd de sa puissance de ce fait. Peut-être tout simplement que le premier tome a mis la barre trop haute ?

Toujours est-il que ce tome est bien trop prévisible, et inintéressante. Le tome 1 était absolument parfait. Cette suite semble poussée, même si elle partait d'un bon sentiment et d'une bonne idée.
Déçu !

Ma note : 2/5

lundi 21 mars 2011

13 1/2 de Nevada Barr


Lu : du 12 au 18 mars

Précisions :
France Loisirs
2011
429 pages

Synopsis :

13 1/2 : un juge, douze jurés et même pas une moitié de chance...

Minnesota, 1968. Quand Dylan, onze ans, se réveille dans sa maison couvert de sang, il ne se souvient de rien. Pourtant, tout prouve qu'il vient de massacrer ses parents et sa petite sœur à la hache. Seul survivant : Richard, son frère aîné. Dylan est désormais le célèbre "petit Boucher".

La Nouvelle-Orléans, 2007. Dans une petite ville dévastée par l'Ouragan Katrina vivent sous le même toit deux frères, Marshall et Danny... en réalité Richard et Dylan. Nouveau départ, nouvelle identité, mais qui est qui ? Lorsque Marshall rencontre Polly, mère de deux filles, c'est le coup de foudre. Mais en entrant dans la vie des deux hommes, Polly vient de se jeter avec ses enfants dans la gueule du loup.

Mon avis :

Un synopsis alléchant, un gros coup de pub par France Loisirs, et une mention "avant-première", ça va vite pour donner envie d'un livre. Et c'est ainsi que mon choix du trimestre est fait, et le roman lu quelques jours plus tard.

C'est bien écrit. On plonge immédiatement dans les histoires des différents personnages, de Polly et Dylan principalement. Polly, de nos jours, qui tombe amoureuse d'un homme mystérieux mais tellement charmant. Dylan, en 1968, condamné et placé en maison de redressement pour triple homicide.

En fait, la pression est constante, on comprend vite ce qui lie les deux histoires, mais on se demande si Dylan s'est repenti, si c'est lui qui a laissé Polly sous le charme. Si cet homme qui semble le mari idéal n'a pas d'autres desseins derrière sa séduction. Plein de mystère !

Sauf qu'on finit par s'endormir devant ce combat à distance, les uns contre leurs démons, d'autres contre le mensonge. Tel est bien le but de la romancière pourtant. Mais quand arrivent les révélations, la surprise ne fait pas effet. D'abord, c'est mal amené selon moi, et puis je m'en doutais énormément. Depuis le premier chapitre en réalité.

Alors, oui, très déçu par cette lecture. Mais je ne tire pas un trait sur cette auteure que je découvrais, et qui m'a bien plu à certains moments, mais qui me semble être capable de choses plus passionnantes qu'une banale histoire sans les rebondissements que le résumé laisse entendre.

Ma note : 3/5

jeudi 17 mars 2011

Alex de Pierre Lemaitre


Lu : du 04 au 12 mars 2011

Précisions :
Éditions Albin Michel
2011
393 pages

Synopsis :

Qui connaît vraiment Alex ? Elle est belle. Excitante.

Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée, livrée à l’inimaginable ? Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu.

Alex, plus intelligente que son bourreau. Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien, ni personne.

Mon avis :

Je dois dire que le style de l'auteur ne m'a pas beaucoup plu au début de ma lecture. Trop de passages oralisés, avec une multitude de phrases averbales, ou bourrées de virgules. Ce roman se divise en trois parties, et ce n'est qu'à l'abord de la seconde que je me suis senti vraiment plongé dans l'histoire.

Attention, je ne dis pas que je m'ennuyais avant cela. La première partie est vraiment angoissante. On alterne les chapitres entre l'enquête de Camille Verhœven (le flic de Travail soigné, occupé à combattre ses démons) et le calvaire d'Alex. Rien de très inventif dans ce kidnapping, juste une longue torture que j'ai plutôt apprécié.

Et puis ça s'enchaine, on comprend bien le désir du romancier en découpant son roman en trois. Trois parties extrêmement différentes. Et toujours plus scotchantes. On éprouve successivement de la compassion, de l'horreur, de la tristesse, et toutes sortes de sentiments contradictoires envers cette même femme.

Mais au final, le synopsis le rappelle, personne ne connait vraiment Alex. Insaisissable. Comme la vérité de toute cette histoire. Imprévisible.

Ma note : 4/5

lundi 7 mars 2011

Mémoires mortes de Patricia Cornwell



Lu : du 17 fev au 04 mars 2011

Précisions :
Éditions Le Livre de Poche
1996
316 pages
VO : Body of Evidence

Synopsis :

Beryl Madison, romancière à succès, a fui l'homme qui la harcèle depuis des mois pour se terrer à Key West. Le manque d'argent la contraint à rentrer à Richmond, le temps qui lui est nécessaire pour vendre sa maison. Juste assez de temps pour ouvrir sa porte, juste assez de temps pour se faire violer et égorger. Kay Scarpetta est perturbée : des témoignages incohérents, des rencontres déplaisantes troublent ses recherches.

Au fond, elle le sait, ni son ancien amant, qui resurgit sous un bien piètre prétexte, ni cet homme de main qu'elle surprend fouillant dans les bureaux de la morgue, ne la mettront sur la bonne piste. En revanche, cette multitude de fibres étranges qu'elle découvre sur le corps ensanglanté de Beryl est cruciale. Des fibres si inhabituelles qu'elle aura du mal à percer leur mystère, mais Kay Scarpetta s'emploie à les faire parler.

Mon avis :

Deuxième tome des aventures de Kay Scarpetta !

On a toujours droit a des personnages a fond dans le cliché, mais au fond je sais à quoi m'attendre avec cette romancière. Et un autre point similaire, je trouve l'idée générale très bonne ! Le principe du meurtre, le mobile, etc.. Évidemment il faut arriver au bout pour comprendre ce que je veux dire. Et ce n'est pas gagné...

Car l'intrigue se développe très lentement. On a pas grand chose à se mettre sous la dent dans la première moitié, à part l'arrivée de Mark. C'est peut-être la seule chose qui donne un peu d'intérêt. Passée la moitié, ça accélère un peu, mais on a plein d'éléments qui au final n'apporte rien à l'histoire.

Pour finir, je revient sur l'écriture qui n'est pas mauvaise, mais parfois maladroite. Ou bien est-ce la faute à la traduction ? Possible.. car c'est bien la première fois que je croise un "malgré que" dans un roman. C'est assez dérangeant.

Dans l'ensemble donc, j'ai été surpris par la fin, mais j'ai trouvé la lecture ennuyante. Je crois que j'arrête la ma découverte de Scarpetta.

Ma note : 3/5

dimanche 16 janvier 2011

Le Grimoire d'Argent de Patricia Briggs


Lu : du 02 au 14 décembre 2010

Précisions :
Editions Milady
2010
383 pages
VO: Silver Borne

Synopsis :

Mercy ne cracherait pas sur quelques jours de vacances. Après avoir passé les derniers mois à tenter d’échapper aux griffes de la Reine des Vampires, elle découvre que le grimoire des faes est tombé dans de très mauvaises mains : les secrets qu’il renferme sont sur le point d’être révélés. Ce qui n’est pas du goût de tout, le monde.

Non contente de devoir régler cette crise majeure, Mercy a des problèmes personnels : sa maison a brûlé, son ami Samuel file un très mauvais coton et on lui reproche les dissensions apparues au sein de la meute. Elle va devoir faire preuve de la plus grande diplomatie… pas facile quand on est sous pression !

Mon avis :

Le début de ce tome est posé, beaucoup plus que les précédents où Patricia Briggs introduisait les premières péripéties dans les premiers chapitres. C’est compréhensible, le lecteur connaît bien Mercy maintenant, l’auteur préfère ici préciser le fonctionnement des liens de meute, et de la cohabitation entre l’humain et le loup.

Ainsi se posent les problèmes de notre héroïne : quelqu’un tente de l’influencer sous le nez et la barbe d’Adam tandis que Sam a de gros soucis personnels. Pourtant, tout cela s’enchaine à un bon rythme, malgré le peu d’action qui ponctue ce roman. Et lorsque l’absence de Phin, le bibliothécaire, commence à inquiéter Mercy, on est déjà dedans.

Mais au fur et à mesure, j’ai trouvé que le livre manquait de saveur. Pourtant, toutes ces histoires en parallèle ne devraient pas permettre l’ennui. Mais j’étais à deux doigts d’y plonger. Et je pense sincèrement que si ça passe, c’est que c’est le 5e tome, et qu’on aime trop Mercy pour laisser tomber.

Attention petits spoilers. Entre les histoires de kidnapping et de libération tirées par les cheveux, les « méchants » loups qui ne m’ont fait ni chaud ni froid, et les aléas de Sam quasiment inexpliqués, chaque évènement important trouve sa place, sans pour autant faire haleter le lecteur. Je n’ai pas senti le danger ! Je crois que Patricia Briggs craint de faire de mauvais choix, et nous préserve dans nos habitudes de voir Mercy bien entourée etc..

Si vous avez lu jusque là, peut-être pensez-vous que je n’ai pas aimé. Au contraire, ça reste un tome de Mercy, ma saga du moment. Mais ce ne serait pas passionnant de mettre toujours les mêmes points en avant. On le sait, Briggs écrit très très bien, les personnages sont captivants, Mercy est drôle et si attachante, etc.. Reportez-vous autres tomes pour comprendre tout cela, ici je préfère m’arrêter sur ce qui coince.

Bref, je pense quand même que les conditions dans lesquelles je l’ai lu n’ont pas particulièrement aidé et que si je l’avais terminé en 2 jours j’aurai peut-être moins été déçu. Mais on attend si longtemps la suite, qu’on cherche le top. J’espère que Briggs sera capable de nous proposer plus par la suite, car elle peut nous offrir bien mieux compte tenu de son admirable sens de la narration.

Ma note : 4/5

dimanche 19 décembre 2010

L'Heure zéro d'Agatha Christie


Lu : du 09 au 15 nov 2010

Précisions : Editions Livre de Poche - 1997 - 250 pages - Titre VO: Towards zero

Synopsis :

Réunir sous le même toit Audrey, l'ex-Mrs Strange, et la ravissante Kay, qui lui a succédé dans le coeur du fringant Neville Strange : voilà bien une idée qui relève de la pure inconscience ! Neville s'imagine-t-il qu'Audrey, meurtrie par son divorce, va supporter la présence de sa rivale ? C'est vraiment un souci pour la vieille Lady Tressilian, dont Neville est l'héritier. L'arrivée des deux femmes confirme ses craintes. La tension monte, la hargne et la jalousie sont de moins en moins contenues. Tout semble se mettre en place pour qu'arrive cette heure zéro dont parle le vénérable Mr Treves, avocat à la longue expérience : l'heure où tout est réuni - mobiles, circonstances, moyens - pour le meurtre. Mais au fait : qui va mourir?

Mon avis :

Agatha Christie nous propose encore une fois un huis-clos, pour mettre en scène un meurtre, et chercher un coupable qui n'est jamais celui auquel on pense. Le style ne change pas, toujours une écriture posée, appliquée et claire. Et si Christie n'hésite pas à évoluer, introduisant empreintes digitales et ADN, elle conserve son sens de la réflexion.

Alors, pas de Poirot ni de miss Marple ici, juste un inspecteur, qui n'hésite pas à y faire référence. Le roman est composé d'un prologue, de petits chapitres couvrant la période du 11 janvier au 19 août afin de présenter les personages, et 3 parties, la véritable action, qui se conclut par la fameuse Heure zéro et la résolution du crime.

Ce roman est bien ficelé, mais ne m'a pas intéressé longtemps. Pourtant le début est excellent et alléchant (disons prologue & première partie). Oui mais voila, l'auteur donne l'impression de s'essouffler. Pourtant, je ne sais vraiment pas à quelle période elle a écrit celui-ci. Mais des idées déja vue sont utilisées, mais moins bien exploitées.

Bon, à côté de ça, et malgré le fait que j'ai découvert un peu trop vite la vérité à mon goût, ça reste un Agatha Christie. Par définition, excellent. D'ailleurs, c'est ce que je prétends, mais je n'avais pas tout compris, et certaines choses m'ont bluffées. Mais ici le hasard a une trop grande place. C'est surement ce qui m'a déplu.

Ma note : 3/5

vendredi 17 décembre 2010

Les Chevaliers d'Emeraude, tome 1


Lu : du 02 au 09 sept 2010

Précisions : Editions Michel Lafon - 2007 - 352 pages

Synopsis :

L'Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d'Enkidiev. Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d'Amecareth reviennent-elles sur le continent après des siècles de paix, mettant à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d'Émeraude - six hommes et une femme - sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin et repousser les forces du Mal. Ils devront pour cela accomplir l'étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de deux ans, au sort du monde.

Mon avis :

Je n'ai pas l'habitude de lire des sagas de ce genre. Je dirai même que c'est la première. On a un premier tome qui met seulement les choses en place, et qui du coup, seul, ne vaut pas grand chose. Je n'aime pas ce concept, mais je vais faire avec.

Il y a beaucoup de personnages ! Mais l'auteur nous falicite la tâche en les décrivant précisément, chacun à leur tour. Alors forcément, certains esprits se distinguent fortement. Mais tous ont certaines particularités qui seront, je l'espère, développées par la suite.

Il y a peu d'action. Ce tome ne sert qu'à préparer la suite, il introduit l'action. D'ailleurs, on ne sait pas exactement encore où la suite va nous mener. Ainsi, on pourrait croire qu'on s'ennuie à la lecture. Mais non. C'est plaisant à suivre, et se lit finalement assez aisément.

Alors, évidement, ce tome laisse beaucoup de choses en suspens pour la suite. Et le lecteur a énormément d'attentes concernant le tome 2 ! Sera-t-il satisfait ?

Ma note : 3/5

samedi 11 décembre 2010

Chasseuse de la nuit, tome 1 de Jeaniene Frost


Lu : du 27 nov au 2 déc 2010

Précisions : Editions Milady - 2009 - 504 pages - Titre VO: Halfway to the grave

Synopsis :

Mi-humaine, mi-vampire, Catherine Crawfield traque les morts-vivants dans l'espoir de tuer son père, le monstre qui a fichu la vie de sa mère en l'air. Elle est alors capturée par Bones, un vampire chasseur de primes, qui lui impose une association contre nature : il aidera Cat dans sa quête et, en échange, ce très sexy prédateur de la nuit fera d'elle une chasseuse aux réflexes aussi acérés que ses crocs.

Mais avant de pouvoir jouer les buteuses de démons, Cat est elle-même prise en chasse par une bande de tueurs. Forcée de choisir son camp, elle va vite se rendre compte qu'être une suceuse de sang a ses avantages...

Mon avis :

Frost ne facilite pas vraiment la découverte de son univers dans le premier chapitre. On a un enchainement de scènes, qui nous permettent de cerner le personnage de Cat, pourtant on n'est pas encore attachés à elle, et ce qui lui arrive nous passe par dessus la tête ! Ca a du moins été mon cas..

Mais ensuite, l'intrigue se déroule sans fausse note. Chaque évènement trouve sa signification, Frost nous régale de sa plume et de son sens de l'humour. Certains persos secondaires sont désopilants. Les autres sont vraiment charismatiques, chacun possède ses faiblesse comme ses forces.

On a une Cat qui se la joue téméraire mais qui cache un passé effroyable, et une incroyable sensibilité. Et de l'autre côté, Bones. Bones, qui ravira sans doute toute les lectrices. C'est vrai qu'il est vraiment sympa, changeant de caractère d'un instant à l'autre, et totalement imprévisible. Bon, les hommes, on se contentera de Cat. Qui n'est pas mal non plus..

J'en vieux d'ailleurs aux nombreuses descriptions de la romancière. C'est cru ! Mais tout ce que j'adore.. Du sang, du sexe et surtout des sacrifices. Les habitués me connaissent, j'aime les prises de risques des écrivains, les surprises concernant les personnages. Et bien Frost nous fait plaisir ici, et renforce souvent notre compassion envers Cat.

Au final, je suis sorti de cette lecture tout retourné. Quelle claque ! C'est plutôt rare un aussi bon premier tome. Dommage que Frost grille pas mal de cartouches ici, j'espère qu'elle aura les ressources nécessaires pour prolonger les aventures de Cat. Mais c'est un livre quasi parfait. Bon allez, il est parfait. Coup de Coeur !

Ma note : 5/5 [CDC]

mardi 7 décembre 2010

16 lunes de Kami Garcia & Margaret Stohl



Lu : du 21 au 26 novembre 2010

Précisions : Editions Black Moon - 637 pages - 2010 - Titre VO: Beautiful Creatures

Synopsis :

J’ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où, malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je ne puisse la sauver. Je me savais lié à elle d’une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os dans au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des Etats-Unis. Elle était belle et mystérieuse.

Si j’avais su qu’en même temps que cette fille, dont j’allais tomber éperdument amoureux, surgirait aussi une malédiction... Nous étions menacés. Et cette fois, j’allais devoir la sauver... L’amour sera-t-il plus fort que le destin ?

Mon avis :

Ce roman est écrit du point de vue de Ethan Wate, à l'instar du résumé, qui est un garçon très sympathique au début, et il est assez facile de s'identifier à lui, surtout en tant qu'ado. Mais au fur et à mesure, je l'ai trouvé distant, et il m'était plus difficile de ressentir ses émotions, de compatir à ses différents problèmes.

Lena, la fameuse fille du rêve, que l'on découvre assez rapidement, est aussi appréciable. Et j'aime vraiment beaucoup Marian, ainsi que Larkin. C'est assez compréhensible pour le second ; concernant la bibliothécaire, grande amie de la mère d'Ethan, j'ai bien apprécié sa façon d'être, sa manière d'aborder les chose, et son important rôle par la suite !

Il y a différentes choses que je n'ai pas vraiment aimé dans ce roman. D'abord, les visions qu'ont Ethan et Lena, provoquées au contact d'un certain objet. Le fait d'attendre plusieurs jours avant d'en avoir une nouvelle, d'accord c'est nécessaire au déroulement de l'histoire, mais ça paraît au bout d'un moment ridicule. Ou alors j'ai loupé quelque chose. Et puis, qu'est-ce qu'il m'a agacé Ethan, à louer sans cesse sa mère, "sûrement la femme la plus intelligente de cette ville", j'avais horreur de ça ! Je me suis dit que ça finirait par être justifié, mais non, donc voila !

Ensuite, il y a cette irrégularité de l'écriture. Le début est très soigné, parsemé de petites blagues, d'ironie, pour égayer la lecture. Et hop, ça disparait. C'est dommage, surtout que j'adore ce style d'écriture. Et pour finir, je n'ai pas compris l'intérêt du passage avec le père de Wate, vers la fin, plutôt inutile et qui n'a pas réussit à me tenir en haleine. Trop prévisible ? Bon, ok, je chipote.

Mais à côté de tout cela, j'ai trouvé le récit vraiment bien mené, les auteurs sont très précis, et adroits pour nous surprendre, et nous mener là où ils le souhaitent. Les personnages sont particulièrement intéressants. Malheureusement, les différents pouvoirs que l'ont peut trouver sont peu exploités. J'attends beaucoup de la suite sur ce point.

Enfin, les retournements de situations de la fin, m'ont vraiment scotchés. Les auteurs ne semblent pas hésiter à faire des sacrifices. A notre plus grand plaisir. Ah oui, j'oubliais, les chapitres sont entamés par un titre, parfois significatif, parfois compréhensible à la fin, et une date. Une date, qui ne correspond pas à l'intégralité du chapitre, mais qui permet du moins de situer le début.

Ohlala, j'ai tout fait à l'envers.. En bref, un très bon roman, que j'ai lu relativement vite. Plus de 600 pages ! Mais 600 pages qui valent le coup, selon moi, et qui présagent un excellent tome 2.

Ma note : 4/5

samedi 20 novembre 2010

Zombie Story, tome 1 : Zombie Island de David Wellington


Lu : du 15 nov au 20 nov 2010

Précisions : Editions Milady - 2006 - 413 pages - Titre VO: Monster Island: A Zombie Novel

Synopsis :

A la suite d'une catastrophe mondiale les pays les plus développés sont envahis par des hordes de zombies cannibales. Seules quelques enclaves subsistent, en Somalie notamment. A la recherche d'un remède au virus, un groupe d'adolescentes surarmées, menées par un vétéran, se rend à New York. Tous se croient préparés au pire. Mais dans l'île de Manhattan en ruine, ils vont bientôt découvrir que la non-mort est loin d'être le destin le plus terrifiant...

Mon avis :

Ce roman est divisé en 61 chapitres, assez courts, également répartis en 3 parties. Ces chapitres sont du point de vue du héros, Dekalb, à la première personne, ou de Gary, "le plus futé des morts-vivants". On va suivre leur cheminement, en parallèle, ou bien un récit imbriqué dans l'autre.

L'histoire commence très bien, on a une histoire assez ordinaire, des zombies qui se font éclater régulièrement, des humains qui tentent de survivre... Une première partie conventionnelle mais excellente.

C'est par la suite que ce livre se démarque des autres histoires du genre -si on met de côté l'existence même de Gary. Et c'est par la suite que les avis divergent. Car David Wellington introduit dans son histoire des personnages et évènements peu banals. Selon moi, c'est un risque à prendre. Mais la suite se développe assez bien.

Et si j'étais à deux doigts de me lasser de certains aspects vraiment curieux, la dernière partie est venue remettre les choses à leur place. On ressent énormément l'évolution des personnages, et la fin est vraiment parfaite à mon gout.

J'ai particulièrement aimé l'écriture de Wellington, son humour noire parfois, et son sarcasme. Et s'il y a une chose que j'affectionne chez certains auteurs c'est la capacité à faire de gros sacrifices, pour chambouler le cours de l'intrigue. Evidement, dans un roman de zombies, il fallait s'y attendre.

Voici un roman que j'ai dévoré (fallait bien que je la place), je suis très friand des films du genre, ça a été un plaisir de retrouver certaines sensations par la lecture. Alors forcément, il ne faut pas avoir peur de l'accumulation de (délicieuses) descriptions au fil des pages. Mais je dois souligner que David Wellington aborde aussi les relations humaines.. juste histoire de nous laisser souffler !

Pour conclure, je suis déçu de ne pas avoir trouvé de raison à ce fléau, même si nous sommes habitués à ce flou. Et je n'aime pas du tout cette couverture. Si ce n'était que ça ! J'ai acheté la trilogie d'un coup, je suis bien content de ne pas être déçu ! Je pense lire la suite très rapidement.

C'était une lecture communes à bon nombres d'autres blogueurs Livraddictiens, voici leurs articles : Bambi_slaughter, deliregirl, flof, Frankie, Heclea, karline, Lexounet, Mallou, petit-lips et Pommette ! Qu'en ont-ils pensé ?

Ma note : 5/5

Pour aller plus loin :
- Zombie Story, tome 2 : Zombie Nation de David Wellington (à venir)
- Zombie Story, tome 3 : Zombie Planet de David Wellington (à venir)

mardi 2 novembre 2010

Entre chiens et loups de Malorie Blackman


Lu : du 16 oct 2010 au 18 oct 2010

Précisions : Editions France Loisirs - 2006 - 527 pages - Titre original: Noughts & Crosses

Synopsis :

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin.

Et s'ils changeaient ce monde ?

Mon avis :

Ce roman est composé d'un prologue et de 11 parties. Chaque partie plus ou moins longue est constituée d'une alternance des chapitres du point de vue de Callum ou de Sephy. Ainsi on suit leur aventure en prenant connaissance des pensées de chacun, on souffre de leurs quiproquos, on est touchés par les instants de complicité.

L'écriture de Malorie Blackman est très accessible à tous. Et convient parfaitement à l'histoire. Simple mais puissante. Les personnages sont attachants, et décrits de belles manières. On est proche du stéréotype pour certains, mais l'auteur décortique la nature humaine de belle manière.

Cette histoire est touchante et tragique. Elle dénonce le racisme mais en inversant les "rôles" puisqu'ici ce sont les noirs qui font preuve de ségrégation et d'intolérance. Néanmoins, ce livre dénonce les deux clans, puisque les Nihils (blancs) réagissent brutalement alors que certains Primas (noirs) se montrent réellement humains.

Malorie Blackman signe un roman très fort, premier tome d'une série abordant ce même thème, et c'est un véritable coup de coeur. Je le recommande à tous !

Ma note : 5/5 [coup de coeur]

vendredi 29 octobre 2010

Le cueilleur de fraises de Monika Feth


Lu : du 29 août 2010 au 01 sept 2010

Précisions : Editions Hachette (Black Moon) - 2008 - 416 pages - Titre original: Der Erdbeerpflücker

Synopsis :

Lorsque sa meilleure amie, Caro, est retrouvée assassinée, Jette jure publiquement de la venger, attirant ainsi sur elle l'attention du meurtrier. Chaque jour, Jette essaie de se reconstruire et d'oublier. Elle fait bientôt la connaissance d'un garçon qui semble pouvoir lui redonner le goût de vivre et tombe éperdument amoureuse. Mais Jette est loin de soupçonner à qui elle a réellement affaire...

Mon avis :

On suit différents personnages de l'histoire. En particulier, Jette, à la première personne, mais aussi sa mère, le commissaire, ou encore le tueur ! J'ai toujours un peu peur de sortir de l'histoire dans ces cas-la, à cause d'un instant de flottement "mince, de qui on parle là ?" mais Monika Feth parvient à nous faire changer de personnages très facilement.

Il n'y a pas que sur ce point que l'auteur m'étonne. Son style est particulièrement fluide, avec des phrases courtes et percutantes parfois, des descriptions simples. C'est une manière d'écrire que j'affectionne, et ici ça passe vraiment tout seul.

Mais l'histoire en elle-même est trop simple. Elle peut bien convenir si vous voulez approcher le genre policier. Mais j'estime m'y connaitre plutôt bien dans ce domaine, et ici on a quelque chose de peu original, entre le mobile du tueur, le cheminement ou même la fin ! C'est bateau.

Cependant, à côté de ça, il y a les personnages. Je ne suis pas fana de la psychologie des persos dans les romans, mais là je trouve ce roman assez réaliste dans l'attitude de Jette, ou des autres protagonistes. Les descriptions sont vraiment bonnes, et c'est très plaisant de s'identifier à certains personnages, même si pour le coup, je ne me suis pas attaché plus que ça à Jette.

Pour résumer, l'intrigue relève vraiment d'un roman jeunesse (ça tombe bien, c'en est un), mais Feth y ajoute des descriptions étudiées de ses personnages qui rendent ce roman vraiment bon. J'aime beaucoup, et je vais me procurer la suite très bientôt.

Ma note : 4/5

Pour aller plus loin :
- Le peintre des visages de Monika Feth (à venir)

mercredi 27 octobre 2010

La Communauté du Sud, tome 1 de Charlaine Harris


Lu : du 04/08/2010 au 20/08/2010

Précisions : Editions J'ai Lu - 2009 - 314 pages - Titre original: Dead until dark

Synopsis :

Les vampires vivent désormais parmi les humains grâce à un substitut leur permettant de se nourrir sans tuer. Mais la méfiance règne toujours à Bon Temps, petite ville de l'Amérique profonde. L'arrivée de Bill, ténébreux vampire du XIXe siècle va bouleverser la vie de la jeune serveuse télépathe, Sookie, d'autant qu'une vague de crimes s'abat sur la ville.

Mon avis :

J'abordai ce roman comme une autre saga de vampire, après avoir entendu parler de la série tv. J'ai eu peur de tomber dans les clichés du genre, malgré un succès loin d'être anodin. Et ce premier tome m'a déçu en effet. Mais pas pour ces raisons.

On rentre dans un monde jamais vu. Des vampires qui commandent du sang au bar du coin, c'est plutôt inhabituel. Et tout cela, du point de vue d'une jeune serveuse qui n'a rien demandé à personne, mais qui va tomber amoureuse du vampire du coin. Heureusement, c'est un gentil vampire, et il va même la défendre des méchants vampires. Holala.

Le problème c'est que si la sauce n'a pas prise, je suis bien obligé de souligner la manière d'écrire de Charlaine Harris. J'aime beaucoup cette fluidité dans les phrases. Mais à côté de ça, il n'y a pas grand chose qui m'enchante.

Alors j'essaierai de lire le tome 2. Mais il va falloir du lourd, ou je vais vite abandonner.

Ma note : 2/5

lundi 25 octobre 2010

PostMortem de Patricia Cornwell



Lu : du 21/08/2010 au 29/08/2010

Précisions : 1995 - Editions Le Livre de Poche - 288 pages - Titre original: Postmortem

Synopsis :

Ca y est. Le tueur a de nouveau frappé... Une jeune femme d'une trentaine d'années, cette fois. La quatrième en deux mois. Une noire et trois blanches. Etranglées. Violées. La ville de Richmond a l'habitude du meurtre. Elle se classe deuxième, aux Etats-Unis, pour son taux de criminalité. Mais il s'agit généralement de règlements de comptes, pas de crimes sexuels de ce genre...

Un « serial killer » ? Un échappé d'un asile ou d'une prison qui frappe au hasard ? Le Dr Kay Scarpetta n'en croit rien. Elle a sa petite idée. Et le temps presse. Hélas, quand on est femme et médecin légiste, la vie n'est pas facile. On cherche plus souvent à vous mettre des bâtons dans les roues et des espions dans l'ordinateur qu'à vous faciliter la tâche...

Mon avis :

Je n'ai pas énormément apprécié ce premier roman des aventures de Kay Scarpetta. En fait, seuls ses propres problèmes me donnaient envie de continuer, de savoir la suite. L'enquête en elle-même laisse à désirer.

J'ai découvert avec surprise que Kay était une femme, en ayant beaucoup entendu parler, mais ayant toujours pensé que c'était un homme !

La héroine n'est pas très attachante, et l'histoires est un peu confuse, malgré quelques touches d'humour bienvenue. Il y a néanmoins de très bonnes idées concernant le tueur, sa manière de procéder etc..

Mais globalement, je suis déçu par ce roman. Je n'ai pas trouvé le plaisir en lisant. Je suis cependant prêt à lire la suite pour voir l'évolution du personnage, et de l'imagination de Cornwell.

Ma note : 2/5

samedi 16 octobre 2010

Docteur à tuer de Josh Bazell


Titre original : Beat the reaper

Précisions : Editions JC Lattès - 2010 - 303 pages

Lu : du 20/08 au 21/08

Quatrième de couv' :

Le Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Il a du talent pour la médecine, des horaires infernaux et un passé qu'il préférerait taire. Qu'il s'agisse d'une artère bouchée ou d'un projet machiavélique de procès pour erreur médicale, il connaît le mal qui se tapit dans le coeur des hommes. Il faut dire que, dans une autre vie, le Dr Brown a été Griffe d'ours, un tueur à gages pour la mafia.

Eddy Squillante, son nouveau patient, n'a plus que trois mois à vivre, et peut-être moins, lorsqu'il découvre que sous les traits de son nouveau médecin se cache Griffe d'ours. Avec la mafia, le gouvernement et la mort en personne qui s'abat sur l'hôpital, le Dr Brown parviendra-t-il à survivre et à saisir sa dernière chance de rédemption ?

Mon avis :

Je dois avouer que c'est le commentaire de Harlan Coben qui a surtout motivé cet achat, je n'en avais jamais entendu parlé autrement. "Rapide, drôle, effréné... mieux encore : arrêtez de lire les éloges de Docteur à tuer, ouvrez-le à la première page, commencez à le lire, et on se retrouve à la caisse." Car c'est ce que j'ai fait. J'ai lu les premiers paragraphes, et ai été séduit.

Sauf que en reprenant la lecture une fois mieux installé, le sourire a quitté mes lèvres. J'ai trouvé le récit plutôt lourd. La faute à de nombreux détails et notes de bas de pages, certes très intéressants, mais inappropriés. Ca interrompt l'action plutôt qu'autre chose.

En réalité, on s'y habitue, et un fois rentré dedans, on a vraiment hâte de connaître la suite. L'auteur à la bonne idée de compléter son récit et l'histoire du héros, en alternant a chaque chapitre, l'action et les flash-backs. Ce qui renforce considérablement le suspense !

Au final, ce n'est pas un roman qui restera longtemps dans mon esprit, mais c'est plutôt un bon moment à passer. Et pour ceux qui aiment lire puis voir les adaptations de ces livres, il est dit que Leonardo DiCaprio incarnera prochainement le Dr Brown au cinéma. Et là, j'ai hâte !

Ma note : 3/5

dimanche 10 octobre 2010

Carnages de Maxime Chattam


Caractéristiques : novembre 2005 - 93 pages - 3.80 euros

Lu : le 08 août

Quatrième de couv' :

Harlem Est. 18 novembre. 8h28.
Ils sont tous là, dans le hall de l'entrée du lycée. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent prépare son arme. Le carnage peut commencer...
Quand l'inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux, c'est pour découvrir le cadavre du tueur qui a retourné son arme contre lui. L'affaire dépasse rapidement le fait divers : de nouvelles tueries ont lieu dans d'autres établissements.
Lamar doit à tout prix enrayer cette macabre épidémie. Mais les apparences son trompeuses. Toujours.

Mon avis :

J'ai sauté sur ce roman dès que je l'ai aperçu en vente. Il est parfois difficile de lire une nouvelle, ou un court roman, car ils sont par définition très peu développés. Il est donc plus compliqué de rentrer dans l'histoire, de s'attacher aux personnages. Pourtant, il est également possible de trouver des nouvelles justement dosées, peut être bien plus intéressantes qu'un long roman. C'est le cas ici.

On rentre dans l'histoire assez facilement, grâce à la belle plume de Maxime Chattam. Je trouve le prologue vraiment excellent, le reste de l'histoire demeure dans le même esprit. On suit les (fausses) pistes de l'inspecteur, on tente de comprendre les raisons des tueries, on cherche une explication rationnelle. On patauge, à l'instar de Gallineo.

Mais au final, ce petit livre ne fait pas longtemps illusion, on comprend assez rapidement le fond de l'histoire. Même si, je l'avoue, Chattam m'a vraiment bien berné sur certains points.

J'ai terminé ce roman très rapidement, entraîné par le talent de l'auteur, et avide d'être fixé sur le sort des protagonistes. Et j'en suis ressorti avec l'envie de le relire. Non pas d'avoir une suite, non, contrairement à bon nombre de lecteurs qui ne voie pas l'intérêt de publier un si court et basique roman. J'ai souhaité me replonger dans les lignes de l'écrivain et revivre les émotions qu'elles m'ont procurées.

Pour finir, je conseille avec enthousiasme ce roman. Amateurs de thrillers ou non, vous serez sans doute happés par cette histoire plus compliquée qu'en apparence.

Ma note : 4/5

mercredi 8 septembre 2010

Jusqu'à ce que la mort nous unisse de Karine Giebel

Je ne sais pas si je l'ai déjà dit, mais j'adore Karine Giebel.. Du moins les quelques livres que j'ai lu d'elle. Ce roman me satisfera-t-il autant ?


Synopsis :

L'Ancolie, c'est le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide.

Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité.

Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...

Mon avis :

J'attendais beaucoup de ce roman, notamment parce que c'est le dernier en date de l'auteur, donc, logiquement, elle devrait s'améliorer, affirmer son style. Nous épater.

Ainsi donc j'entamais le roman ; avec un prologue alléchant. Puis les chapitres s'enchaînent et mon intérêt décroît. Ce livre commençait à m'endormir, je ne parvenais pas à lire un certain nombre de pages d'affilée, non, j'en avais marre. Peut-être était-ce la mauvaise période ? Surtout que c'était pendant l'été (qui ne me réussit pas spécialement niveau lecture)...

Donc j'ai pris mon temps. J'ai tenté de bien rentrer dans l'histoire. Il se trouve que j'y suis parvenu, mais l'action ne me plaisait plus. J'ai trouvé ça trop lent, tout se met en place avec mollesse. L'enquête ne m'intéressait pas. Et le dénouement ne m'a pas énormément surpris.

S'il y a quelque chose que j'ai particulièrement aimé, c'est la conclusion. Disons l'épilogue. A force de dire cela, vous comprendrez à peu près ce qui me plaît chez certains auteurs. En gros, l'audace ?..

J'aime beaucoup le style de Karine Giebel, un style qui réussit aux excellentes Morsures de l'ombre, ainsi qu'à Chiens de sang, mais ici, je crois que ce n'est pas assez haletant pour que ça marche.

Alors certes Giebel m'a déçu, mais ça ne change pas mon opinion sur cette grande romancière. Je serai tenté de dire (peut-être que je me trompe) que Giebel s'est essayé sur quelque chose de plus constructif, plus réfléchis. Non que les précédents soient bâclés, mais y sont privilégiées l'action, et la torture psychologique...

En bref, beaucoup trop mou à mon goût, malgré la belle plume de Karine Giebel, je me suis trop ennuyé. Même les descriptions de la montagne ne m'ont pas entrainées.. Mais j'ai bon espoir quant au prochain sur la liste, Meurtres pour rédemption.

Ma note : 2/5

samedi 28 août 2010

Flashforward de Robert J. Sawyer

C’est d’abord la série qui m’a énormément tenté, puis en trouvant ce roman au détour d’un rayon, j’ai craqué. Ai-je succombé jusqu’au bout ?


Précisions : Editions Milady - 2010 - 384 pages

Lu : du 09/07 au 13/07

Synopsis :

L’espace de quelques minutes, l’humanité a perdu conscience.
Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard.
Quand le monde s’éveille de nouveau, plus rien n’est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés.
Plus encore : ces visions ont bouleversé les esprits à jamais.

Et vous, qu’avez-vous vu ?

Mon avis :

Le roman commence sur une courte description du lieu principal de l’action, le siège du CERN, et hop c’est parti ! J’apprécie voir un résumé qui n’en dit vraiment pas beaucoup. Je vais donc continuer là-dessus.. Qu’elle est la cause du black-out ? Suspense..

Ce livre ne laisse aucun répit au lecteur, pour peu qu’on aime la science. D’ailleurs, il y a peut-être un peu trop de descriptions scientifiques, qui pourraient perturber la compréhension (et l’élan) de certains lecteur. Moi ça m’a parfaitement été vu que je suis plutôt branché la dessus. Mais j’admets que ça peut être gênant pour certain.

Le deuxième problème que je trouve à ce roman, c’est la fin. Les habitués de SF seront surement satisfaits de la fin. Moi j’aurai peut-être préféré une conclusion plus sobre qui ne m’aurait laissé en souvenir qu’un excellent roman..

C’est surtout ce point qui me dérange, ce qui entraine que je n’ose pas le conseiller franchement. La fin est le dernier souvenir d’un roman ; quand, comme ici, les 25 dernières pages ne m’ont pas plu, et bien ça estompe l’excellent moment que j’ai passé auparavant.

Mais à côté de ça, il y a cette réflexion sur le caractère inéluctable du futur qui m’a bien plu, bien qu’assez proche de certains films ou autres romans du genre. Et puis les personnages sont admirablement développé, chacun a ses problèmes (plus ou moins importants) et ses instants de bonheur (ou pas) mais chacun réagit différemment. Pour un ensemble assez réaliste.

Au final, il est vrai que j’ai vraiment dévoré ce roman, j'ai beaucoup aimé découvrir les causes du black-out, et surtout ses conséquences..

Alors à votre avis, peut-on changer le futur ?..

Ma note : 4/5

Pour aller plus loin :
- FlashForward (série) de Brannon Braga et David S. Goyer
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