
Le quatrième de couv’ :
Arnie Cunningham, 17 ans, rachète une superbe Plymouth modèle 1958 à un militaire en retraite, misanthrope et facho qui meurt juste après la transaction. Il ignore que Christine, la voiture, est un être vivant, un zombie de tôle hanté par le fantôme maléfique de son ex-propriétaire, succube qui a phagocyté le malheureux Arnie, devenu désormais son âme damnée.
Dès lors, la voiture va accomplir de terribles massacres, de spectaculaires carambolages et foncer droit sur sa rivale, Leigh, la petite amie d’Arnie, l’autre femme…
Mon avis :
Peut-être qu’un jour je me lasserai de lire du Stephen King. Peut-être… Mais ce n’est pas pour tout de suite…
Mis à part le prologue et l’épilogue, le roman est construit en trois parties, marquée par le changement de narrateur. Ainsi, un point de vue omniscient est encadré par les paroles et pensées de Dennis, le héros.
Il n’y a plus de doute là-dessus, ce roman est culte, le film l’est au moins autant, Christine est une voiture. On l’apprend d’ailleurs dès le prologue. Mais le reste est flou. Il semblerait qu’elle soit douée d’une conscience, qu’elle puisse rouler toute seule, mais au fond on n’en sait pas grand-chose. Et c’est pourquoi je m’attendais à quelque chose de dépassé, limite ringard.
Ha ha ! Il faudra que je perde cette habitude de pré-évaluer les œuvres de King !
Je me fais avoir à chaque fois. Pour mon plus grand plaisir…
D’abord, la simple barrière de la génération ne se ressent pas. L’histoire se passe à la fin des années 70, mais au fond elle pourrait autant s’appliquer de nos jours. C’est peut-être un des secrets de la longue vie de son succès.
Et puis, c’est tout simplement excellent. On a toujours cette montée en puissance du fantastique, de manière qu’une fois l’introduction (parfois un peu longue) passée, on prend son pied ! Toutefois, cette phase de mise en place est plus que nécessaire. King sème ses éléments (notons les nombreuses personnifications de la voiture, mais surtout les tensions qui se dressent entre les personnages), tel qu’on en soit débarrassés et qu’on en prenne plein la vue derrière.
Je me suis beaucoup attaché à Dennis. Leigh me semblait un peu superficielle, et Arnie, par contre, m’a paru exécrable. Ou peut-être est-ce LeBay que j’ai le plus détesté... Faut voir :P
Les adolescents sont assez identifiables à ceux d’aujourd’hui par leur comportement, leurs réactions. Tout comme les adultes d’ailleurs. Et en tant qu’ado, ç’a été un vrai plaisir de suivre leurs mésaventures.
Et la fin.. Ouah ! J’adore la fin. Je m’y attendais. Depuis le début. Mais ça n’empêche que ça décoiffe bien ^^
De tout manière, King ne me déçoit jamais par ses conclusions. C’est une des valeurs sûres de son art, selon moi. Mais c’est vrai que c’est parfaitement ce que j’attendais.
Je suis quand même déçu de n’avoir pas retrouvé l’histoire du compteur. Ca me semblait assez prometteur, et j’ai l’impression que c’est passé à la trappe. Bon, ça reste un détail.
Bref, un des meilleurs livres de Stephen King dans mon échelle de satisfaction. Un des meilleurs livres que j’ai lu, tout simplement.
Ma note : 5/5
Voici une lecture commune avec Antoni et Dup, dans le cadre du Challenge Stephen King de Neph. Filons voir leurs avis.

Informations :
Titre originel: Christine
Date de parution: 1983
Pages: 349